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Capitales: au tour de Sébastien Boucher d’être immortalisé

Le numéro 18 de Sébastien Boucher ne sera plus porté par personne chez les Capitales.
Le numéro 18 de Sébastien Boucher ne sera plus porté par personne chez les Capitales. CHARLES-ANTOINE GAGNON/AGENCE QMI
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-08-16T20:26:21Z

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Sébastien Boucher rejoindra les immortels des Capitales, dimanche, lorsque son numéro 18 sera retiré au Stade Canac. Le Gatinois est l’un des rares joueurs pouvant se targuer d’avoir remporté cinq championnats de suite, de 2009 à 2013, mais ce n’est pas ce qui l’a marqué le plus.

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«Non, pour moi, c’est les boys, l’équipe, la camaraderie», répond Boucher, lorsqu’on lui demande ce qu’il retient de son séjour de six productives saisons à Québec.

«On ne se parle plus autant qu’avant, mais on a passé à travers tellement de choses ensemble au fil des saisons. Ils sont mes frères pour la vie et c’est ce que je retiens le plus. C’est super d’avoir gagné ces cinq championnats, mais sans cet esprit de famille, ce ne serait jamais arrivé», explique-t-il.

Celui qui avait été repêché en septième ronde par les Mariners de Seattle en 2004 n’a jamais atteint le baseball majeur, mais s’en est approché en disputant plusieurs matchs au niveau AAA.

«Québec, c’est la meilleure place où j’ai joué en termes d’atmosphère. Je me sentais vraiment à ma place. Je ne pourrai jamais revivre ça», a lancé celui qui est aujourd’hui directeur général adjoint des Titans d’Ottawa, qui sont en ville pour l’occasion.

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Un troisième chandail retiré
JOEL LEMAY/AGENCE QMI
JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Quand Boucher est débarqué à Québec à 27 ans en 2009, les attentes étaient grandes et il n’a certainement pas déçu. À quatre reprises, il a frappé pour plus de ,325 et il a produit deux fois plus de 75 points.

Pas étonnant que les Capitales en fassent leur troisième membre dont le chandail est retiré, après Eddie Lantigua et Karl Gélinas.

«Je me souviens encore quand Eddie a eu son retrait de chandail. C’était beau à voir. Je sais tout ce qu’il a fait pour les Capitales et c’est la même chose pour Karl.

«De mon côté, j’ai quitté Québec pour aller jouer quatre autres années à Ottawa. Je vois que l’organisation me reconnaît quand même et ça me fait chaud au cœur. Ça me montre que les Capitales me voient comme l’un des leurs et qu’ils ne veulent pas m’oublier», a-t-il confié.

Des années inoubliables

À Québec, Boucher s’est établi comme un joueur offensif redoutable. Sa moyenne de ,319 est la deuxième meilleure dans l’histoire de l’équipe. Il occupe le même rang pour les points produits (327) et les triples (12). Il est troisième pour les coups sûrs (564) et quatrième pour les buts volés (89) et les coups de circuit (46).

Voilà qui démontre l’étendue de sa polyvalence et qui explique en partie la mémorable épopée de cinq championnats de suite.

«La Can-Am était vue comme une ligue inférieure à la Ligue Atlantic ou l’American Association. On se faisait un peu dénigrer, mais quand on a eu la chance de faire les matchs interligues, on l’avait sur le cœur et on avait balayé Winnipeg. Tout le monde avait compris que nos cinq championnats avaient été aussi difficiles à gagner que les autres», souligne Boucher, toujours aussi fier.

«Les cinq années, on avait toujours du leadership différent. Ça a parti avec Pierre-Luc Laforest, Goefrey Tomlinson et Éric Gagné. Ils ont mené la charge et après, Karl et moi, nous sommes partis de jeunes joueurs à leaders, pour passer ensuite à Jonathan Malo et Josué Peley. On a eu tellement une bonne continuité de joueurs.»

De bien belles années que les partisans des Capitales ne sont pas près d’oublier et qu’ils pourront se remémorer, dimanche.

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