Capitales: à la rencontre du petit nouveau vénézuélien... et portugais


Stéphane Cadorette
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Il faut puiser partout pour construire une équipe. Durant l’entre-saison, les Capitales ont regardé du côté du Venezuela pour amener à bord un receveur portugais qui leur a été recommandé par un Québécois qui l’a côtoyé aux États-Unis et en Australie.
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Deux minutes, on vous démêle tout ça!
L’histoire, c’est que le receveur Arturo De Freitas, membre pendant les sept dernières années de l’organisation des Phillies de Philadelphie, pouvait difficilement s’amener à Québec.
Le contexte politique complexe qui prévaut au Venezuela et qui a même amené le Canada à suspendre les activités de son ambassade à Caracas rendait à peu près impossible l’émission d’un visa de travail.
«Pour un joueur japonais, on parle de quatre à six semaines pour visa de travail après avoir appliqué. Au Panama c’est 12 à 14 semaines. Au Venezuela, c’est très compliqué. Je regardais en ligne et ce que je voyais, c’est un genre d’icône que je n’avais jamais vu de ma vie. C’était mauvais signe!» a rigolé Scalabrini après un autre entraînement des siens lors du camp qui se poursuit au parc Henri-Casault.
Merci aux grands-parents!
Ce qui a simplifié le dossier pour tout le monde, c’est que les grands-parents de De Freitas sont Portugais. Ils ont fui leur pays pour le Venezuela durant la Deuxième Guerre mondiale, puis les enfants et petits-enfants ont hérité de la double nationalité.
De Freitas s’est donc envolé à partir de la Colombie vers Montréal, où les Capitales l’ont récupéré.
Et que vient faire l’agent secret québécois dans tout ça? Les plus férus auront peut-être réalisé que, durant son passage dans le giron des Phillies, De Freitas s’est lié d’amitié avec un certain Anthony Quirion, élevé au rang de figure légendaire de la mythologie des Capitales depuis ses exploits en séries l’automne dernier.
«Quirion et moi étions même cochambreurs à notre dernière saison ensemble», a précisé De Freitas, qui a par la suite évolué avec lui en Australie, à Adélaïde.
Les deux ont joué ensemble dans les filiales de Clearwater, au niveau A, et de Jersey Shore, dans le A+.
«Quand il a su que je ne faisais plus partie de l’organisation des Phillies, Quirion m’a parlé des Capitales. Je connaissais déjà l’organisation, on en entend beaucoup parler dans le baseball. Et j’avais bien vu son coup de circuit en neuvième manche en finale la saison passée», a souri De Freitas.
Une mission défensive
Les Capitales voient en lui un receveur capable d’épauler Quirion. Même s’il présente une moyenne de ,210 en carrière dans le baseball mineur, Scalabrini estime qu’il aidera l’équipe à sa manière.
«Depuis notre saison chaotique de 2019, j’ai vraiment compris l’importance de miser sur un bon receveur défensif», a-t-il mentionné.
De son côté, De Freitas semble ravi de se retrouver à Québec, même si le printemps ne montre pas son meilleur jour jusqu’ici.
«J’aime toujours rencontrer les gens et on m’a dit de très belles choses sur les partisans d’ici. Les Capitales, c’est trois championnats de suite. Moi, tout ce que j’ai comme objectif cette saison, c’est quatre en quatre!»
En voilà un qui sait se faire aimer rapidement.