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Canada et Groenland: «Elle est où notre place sur l’échiquier mondial?»

TVA Nouvelles

2026-01-07T19:45:01Z

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Les visées américaines au Groenland forcent le Canada à se positionner sur la scène internationale et à prendre des décisions qui pourraient être lourdes de conséquences, selon l’analyste politique Marc-André Leclerc.

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Lors du Bilan de 12h30, mercredi, il s’est questionné sur les dernières visées américaines qui placent le Canada dans une position délicate.

«Elle est où notre place sur l’échiquier mondial? demande-t-il. Il y avait Justin Trudeau et sa politique, là Mark Carney est arrivé et il veut diversifier nos marchés. Mais présentement, quand tu vois la Russie, la Chine et les États-Unis, chacun essaie de se créer un empire, tu te dis "nous, on choisit qui là-dedans?"»

D’une part, il pourrait être tentant de se rallier avec les États-Unis, mais de l’autre, l’hostilité apparente de Donald Trump à l’aube de la renégociation de l’accord de libre-échange demeure un enjeu.

«Les choix sont plus ou moins intéressants, après tu regardes l’Europe, et c’est bien beau nos cousins français, l’Allemagne, l’Italie, l’Angleterre, mais on est à des milliers de kilomètres avec eux, rappelle-t-il. Il faut bâtir des relations, mais c’est beaucoup plus compliqué qu’avec notre allié principal naturel avec qui on partage une frontière sur des milliers de kilomètres, les États-Unis.»

«Présentement, on n’est plus trop sûr, est-ce que ça va durer le temps que Trump est là? ajoute-t-il. Est-ce que ça va se poursuivre après? Présentement, c’est ça qui est difficile.»

À travers toutes ces situations en développement de jour en jour, le premier ministre canadien doit d’ailleurs aller en Chine la semaine prochaine.

«Pour M. Carney, présentement, c’est intenable [sa position], mentionne M. Leclerc. Il a dit à Paris que c’était bien que Maduro n'est plus là, mais que le Groenland, c’était non. Il est obligé de souffler le chaud et le froid dans une année où on doit renégocier l’accord de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique. Disons que tout ça n’arrive pas au bon moment.»

Voyez l’analyse complète dans la vidéo ci-dessus

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