Camille Estephan pourrait devoir patienter

Mathieu Boulay
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Le médecin de la Santé publique Richard Massé soutient qu’il n’a pas de date précise pour la tenue d’un premier gala de boxe professionnelle au Québec.
«On n’a pas d’échéancier pour un premier gala, a-t-il mentionné. On est presque rendus à une période finale d’approbation. Ça pourrait être dans les prochains jours.»
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«Étant donné que les boxeurs ont besoin d’une période d’entraînement, on ne peut pas faire un gala peu de temps après. Avec le retour des combats à l’entraînement, ça va permettre la mise en place des galas dans un délai pas trop long.»
«Toutefois, je ne peux pas dire si ce sera dans deux, quatre ou six semaines. Je ne pense pas qu’on est rendus là. Je n’ai pas vu de proposition à ce sujet-là.»
Des camps en marche
Pourtant, les démarches d’EOTTM pour la présentation d’un gala sont enclenchées depuis plusieurs mois. Estephan a même déjà soumis deux plans à la Santé publique par l’entremise de son avocat.
Sur le plan sportif, les boxeurs de son écurie ont continué de s’entraîner depuis le 12 mars. Ils ont pu faire une remise en forme plus complète depuis l’ouverture des gymnases.
Selon nos informations, les camps des boxeurs d’EOTTM sont en marche depuis plusieurs semaines. Tout est fait selon les règles sanitaires imposées par la Santé publique.
Ce qui signifie que la date du 26 septembre n’est pas trop prématurée malgré les propos du Dr Massé. David Lemieux, Arslanbek Makhmudov, Simon Kean et Lexson Mathieu seraient les vedettes de cette première carte au Québec depuis le 21 février à Rimouski.
La limite des tests
Depuis le début de la relance de la boxe, les promoteurs ont mis les tests pour détecter la COVID-19 en priorité dans leurs plans pour convaincre les autorités de la santé publique des quatre coins du monde.
Par contre, Dr Massé a fait une mise en garde à ce sujet.
«Je sais qu’aux États-Unis, ils sont très forts sur les protocoles de tests, mais il y a une limite aux tests PCR (réaction en chaîne par polymérase), a-t-il mentionné. Malgré les tests, il est prouvé qu’on peut manquer des cas chez des personnes asymptomatiques dans un cas sur cinq.
«Ce n’est pas parfait. C’est un élément complémentaire dans un protocole. Ça ne peut pas remplacer pas les autres mesures (2 mètres, lavage de mains, port du masque.»