Cameron Young: Le rare rayon soleil des Américains à New York
La recrue des États-Unis n’a pas raté ses débuts à la Coupe Ryder dans sa région natale


François-David Rouleau
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FARMINGDALE, N.Y. | En 2013, quand la PGA d’Amérique a annoncé l’organisation de la Coupe Ryder à Bethpage, Cameron Young était âgé de 16 ans et fréquentait l’école secondaire à Scarborough, à 90 kilomètres à l’ouest du redoutable Black Course de Long Island. Instantanément, il a encerclé la date sur son calendrier, loin de se douter qu’il y participerait 12 ans plus tard où il serait le rare rayon de soleil de son équipe.
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Et qu’en chemin, il remporterait l’Omnium de l’État de New York, une compétition relevée. Ce fait d’armes dans sa jeune carrière est survenu en 2017, à titre d’amateur, en enregistrant un des meilleurs pointages cumulatifs (-9) de l’histoire du tournoi de trois rondes.
Deux ans plus tard, il faisait sa percée chez les pros dans l’antichambre de la PGA. Et en 2021, il grimpait sur le grand circuit.
À l’automne 2022, il était installé dans le vestiaire de l’équipe américaine lors de la Coupe des Présidents, à Quail Hollow, en compagnie des meilleurs. C’est là qu’il a saisi qu’il faisait dorénavant partie de l’élite de son sport après une saison étincelante.
«Onze mois auparavant, je les regardais comme fan de la PGA, a-t-il rappelé. J’étais assis là, un peu inconfortable, car je ne les connaissais pas beaucoup. J’essayais de garder les pieds bien au sol en me disant que je les avais affrontés et que j’avais ma place dans ce vestiaire.»

Étincelles
Cette expérience lui a servi durant sa première présence au tournoi de la Coupe Ryder.
Un tournoi épié à travers le monde. Dans son coin de pays et sur un terrain qu’il connaît, il ne pouvait pas demander meilleur endroit pour ses débuts au sein du «Red, White and Blue».
Quand il est entré dans le vestiaire de l’équipe il y a sept jours, il s’y sentait déjà plus confortable. Et avec une première victoire sur le circuit de la PGA acquise un mois et demi plus tard lors du Championnat Wyndham, il y est débarqué avec une dose supplémentaire de confiance à la fin d’une deuxième moitié de saison inspirante.
Il n’a pas manqué ses débuts à la Coupe Ryder. En remportant ses deux premiers matchs, vendredi après-midi et samedi matin, il est devenu la première recrue américaine à y parvenir depuis Patrick Reed en 2014. Ses étincelles n’ont pas suffi à ses coéquipiers.
Nouveaux partenariats
Ses partenaires de jeu, Justin Thomas et Bryson DeChambeau, ont salué son apport. Le premier a suivi sa cadence effrénée et le second a ajouté ses qualités à son jeu. Young était ainsi devenu un incontournable pour son capitaine.

«C’est tellement difficile de faire sa première présence dans ce tournoi. Je crois que c’est encore pire en jouant dans sa région natale. Il a joué comme un vétéran. Il s’est levé et il a bien fait sous la pression. Je suis très fier de lui.»
Samedi après-midi, au fil de coups spectaculaires sur le Black Course animant la foule, il cherchait à rejoindre Arnold Palmer, Tom Watson et Tedd Kroll à titre de seuls golfeurs à avoir gagné leurs trois premiers matchs au tournoi. Mais Rory McIlroy et Shane Lowry l’ont empêché de rejoindre le «King» en remportant le duel.
«J’attendais ce moment depuis si longtemps. C’est beaucoup d’émotions et d’excitations. Il faut des nerfs et bien jouer», a souligné Young, l’un des rares à avoir inscrit des points au tableau dans cette aventure cahoteuse à Bethpage.
