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Coupe Ryder : Devant des Américains désemparés, les Européens se forgent une avance quasi insurmontable à New York

En contrôle et dominants, ils n’ont besoin que de trois points pour gagner la Coupe Ryder

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Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2025-09-28T01:30:09Z

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FARMINGDALE, N.Y. | Avant même la troisième et dernière journée de compétition à la Coupe Ryder, l’heure est au recueillement et à la préparation de l’avis mortuaire.

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À Bethpage, le 27 septembre 2025, les troupiers américains menés par Keegan Bradley sont tombés au combat face à des mercenaires européens en mission. À travers les États-Unis, ils laissent dans le deuil des millions de partisans attristés par leurs décevantes performances. Plutôt que de recevoir des fleurs, les membres de l’organisation souhaiteraient obtenir des coupons de leçons de putting pour la formation qui participera à au tournoi de 2027 à Adare Manor, en Irlande.

Il n’y aura toutefois pas de pierre tombale pour cet alignement dans le cimetière d’une centaine de pierres, situé tout juste à l’entrée du célèbre club de golf...

Trêve de moquerie, car la performance des Américains est bien en-deçà des attentes dans son fief, il est quasi impossible qu’ils reviennent de l’arrière dans les matchs de simple, dimanche après-midi.

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Contrôle total

Avec un score cumulatif de 11,5 à 4,5 après deux jours d’action, les Européens n’ont besoin que de trois points pour gagner le tournoi et conserver le précieux petit trophée dorée.

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Il faudrait une saprée tempête pour tourner le vent en faveur des hommes de Bradley qui sont en train de se rendre fou à voir tomber les roulés importants et multiplier les coups d’éclat de leurs rivaux.

Voici des données qui ne mentent pas, gracieuseté des savants d’Elias Sports Bureau opérant à Bethpage.

Depuis que le tournoi a mis 28 points en jeu en 1979, aucune équipe n’est revenue de l’arrière par plus de quatre points à l’aube de la dernière séance.

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Cette formation européenne est la deuxième à gagner les quatre premières séances d’une édition de la Coupe Ryder. L’autre, c’était en 2006 au K Club, en Irlande, dans une autre victoire des représentants du Vieux-Continent.

Cette équipe brillamment menée par Luke Donald est aussi la première à amasser au moins 11,5 points avant la cinquième et dernière séance.

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On continue ?

Dans le format actuel du tournoi, trois équipes qui ont réussi à récolter 8,5 points dans les simples.

Mais encore, 8,5 points ne seraient pas suffisants pour l’emporter dimanche soir, car les États-Unis arriveraient à court. Il faut 14,5 points pour gagner le tournoi.

Et pour s’y faire, il faudrait réveiller le meilleur golfeur au monde, Scottie Scheffler, qui a encaissé quatre défaites en deux jours. S’il fallait qu’il trébuche à nouveau dimanche après-midi, il serait le premier de sa patrie à encaisser cinq revers dans une même édition, que ce soit à domicile ou à l’étranger. Selon son capitaine, il porte le lourd poids de son rang mondial sur le dos et ne souhaite que le meilleur à ses partenaires de jeu.

Tommy Fleetwood est en quête de la perfection à Bethpage. Et les Jon Rahm, Rory McIlroy, Justin Rose, Tyrrell Hatton et Matt Fitzpatrick roulent à train d’enfer.

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Scénario de rêve

«Je n’avais jamais imaginé pareil scénario et une avance semblable, a laissé savoir le capitaine Donald en fin de journée. Plusieurs éléments sont allés en notre faveur. Et quand les choses se sont compliqués, les gars sont devenus encore plus allumés. Ils ont pris les coups et répondu plus fort.»

En dominant une fois de plus la séance demain, son équipe a la chance de devenir l’une des meilleures que l’Europe ait présentée. En début de semaine, il disait vouloir se battre pour l'honneur et écrire l’histoire.

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Donald sait très bien que cette guerre n’est pas terminée et il ne veut surtout pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

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«Le travail n’est pas totalement accompli. Mais ce score à New York, c’est incroyable. Ces gars montrent tant de résilience et confiance envers eux et leurs partenaires. Les Américains forment une bonne équipe. Je sais qu’ils se battront avec vigueur.»

Super Bowl 2017

Dans le clan adverse, Keegan Bradley vit d’espoir pour que les siens imitent les Patriotes de la Nouvelle-Angleterre au Super Bowl de 2017, à Houston.

Avec 17 minutes à faire au cadran et trainant de l’arrière 28-3 face aux Falcons d’Atlanta, les Pats de Tom Brady avaient orchestré une spectaculaire remontée en créant l’égalité grâce à 25 points de suite. Ils avaient ensuite gagné le trophée Vince-Lombardi en prolongation.

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«Quand j’ai parlé à mes gars en fin de journée, je leur ai dit que s’ils étaient âgés de 16 ans, ils seraient certainement excités de représenter leur pays sur le Black Course de Bethpage en matchs de simple.

«J’aimerais évidemment écrire l’histoire, demain (dimanche). On le veut tous. Mais il faut profiter de nos opportunités», a expliqué celui qui a salué le travail remarquable de ses adversaires qui tournent en or tout ce qu’ils touchent sur le parcours.

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La dernière séance de jeu débutera à midi.

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