Cameron Smith remporte l'Omnium britannique

François-David Rouleau
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Cameron Smith avait promis qu’il partirait à la chasse aux moineaux en ronde finale. Il a tenu parole. Avec l’instinct du tueur, l’Australien a dominé le Old Course de St Andrews pour poser avec la Claret Jug tant convoitée.
Aucune gaffe, huit oiselets et une carte finale de 64 (-8). Celle-ci vient au second rang des meilleurs scores remis en ronde finale par un champion après celui de Henrik Stenson (63) à Royal Troon en 2016.
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En rentrant dans l’histoire à cette 150e édition de l’Open dans un lieu si mythique, Smith a établi une nouvelle marque à St Andrews en concluant le championnat avec ce 64.
On se souviendra longtemps de cette spectaculaire ronde finale animée par le vainqueur qui a terminé avec un score cumulatif de -20. Le suspense a plané jusqu’à la fin.
Frustré après une troisième ronde de 73 (+1) la veille malgré une bonne performance, Smith s’est retroussé les manches. Et il a retrouvé le fer droit qui l’avait aidé depuis le début du tournoi.
Suffit d’essayer
Après un départ un peu lent, l’Australien de 28 ans a ouvert la machine en alignant cinq oiselets pour démarrer le retour.
C’est après le second d’entre eux qu’il s’est mis à réfléchir à la possibilité de gagner. « J’étais à trois coups de la tête avec neuf trous à jouer. Je devais créer quelque chose, a expliqué celui qui en était à sa cinquième participation à l’Open.
«Je devais au moins essayer si je voulais gagner. C’est la règle, a-t-il ajouté avec le sourire.
«Honnêtement, je n’ai essentiellement rien changé à mon jeu. Je savais que je devais rester patient. Je me sentais bien depuis le début de la journée et les roulés ont simplement commencé à tomber dans la coupe. J’ai pris mon élan et à partir de ce moment, j’ai livré une solide performance.»
Il voulait rester patient... Par chance ! Car son score de 30 (-6) sur le retour égale le record sur ce parcours lors de l’Open.
Phil Mickelson et Rory McIlroy l’avaient réalisé en 2000 et 2010, respectivement.
Smith a bâti ses huit oiselets de la journée en franchissant 385 pieds à ses 12 roulés avec son fer droit en main. Sa véritable arme de destruction massive cette semaine à St Andrews.
Samedi soir, il a peaufiné son art sur les verts après une journée plutôt décevante. «Je voulais placer mes coups et me laisser de belles occasions d’oiselet malgré une distance plus longue, a expliqué le vainqueur. Il faut réfléchir de cette façon par ici. Je suis content d’avoir travaillé cette facette de mon jeu avant la ronde finale.»
En confiance
Le sixième golfeur mondial a souvent cogné à la porte dans les grands championnats. Son heure n’était jamais encore venue. En mars, il avait devancé le plus féroce plateau de la saison au Players à Sawgrass.
Cette consécration dans ce que l’on surnomme le cinquième tournoi majeur de la saison lui a insufflé une grande confiance. Il a ensuite terminé au troisième rang au Masters à Augusta et au 13e à Southern Hills lors du Championnat de la PGA d’Amérique avant de rater le couperet à l’Omnium des États-Unis. Cette troisième victoire de la saison lui procure du même coup un septième top 10 à ses 16 sorties.
«Je savais que mon heure viendrait tôt ou tard. J’avais souvent cogné à la porte des tournois majeurs. J’ai raté quelques bonnes occasions, a signalé celui qui y comptait quatre tops 5 depuis sa première présence en 2015. J’ai réussi à terminer le travail en appliquant la pression sur les meneurs et en calant les roulés. C’est incroyable.»
Poils permanents
Smith a toujours laissé savoir que s’il réussissait un coup d’éclat, il sortirait les ciseaux et le rasoir... Madame devra attendre, car il conservera son style à moustache et coupe Longueuil d’antan.
«J’ai toujours dit que si je gagnais un tournoi ou que si je réalisais quelque chose d’extraordinaire, je couperais tout. J’ai réussi de beaux exploits cette saison. Mes cheveux et ma moustache sont toujours là, a-t-il blagué. Ils font maintenant partie de moi.
«Ma moustache et ma coupe sont là pour de bon.»