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Calendrier éprouvant: le CH utilisera la science

Photo portrait de Nicolas Cloutier

Nicolas Cloutier

2026-02-24T23:10:36Z

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Avec des calendriers particulièrement resserrés en raison de l’année olympique, le Canadien et les autres clubs de la Ligue nationale de hockey (LNH) s’inspireront-ils de la NBA, où la gestion de la charge de travail des joueurs est tellement répandue que le circuit a dû légiférer ?

Le concept de « load management » est devenu une expression consacrée au basketball. Il n’est pas rare qu’un club de la NBA laisse de côté un de ses joueurs étoiles afin de le préserver, si bien que le circuit Silver a instauré un règlement pour empêcher les équipes d’en envoyer deux en congé le même soir.

Les Cavaliers de Cleveland ont même été mis à l’amende pour cette raison : 100 000 $ pour avoir prescrit une soirée de repos à Donovan Mitchell et Evan Mobley contre les Raptors.

Dans la LNH, les joueurs en santé sont surtout laissés de côté quand ils doivent être protégés en prévision d’un échange.

Mais le concept de « load management » s’infiltre lentement mais sûrement. Et le Canadien, l’une des équipes les plus fortunées de la LNH, a un devoir d’être avant-gardiste sur tous les plans.

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Peu d’entraînements matinaux sur la route

Durant le mois de décembre, il est intéressant de noter que le Canadien a systématiquement fait l’impasse sur les entraînements matinaux à l’étranger les jours de match. Seule exception lors des sept rencontres sur la route ce mois-là : le 23 décembre au TD Garden de Boston.

« Si t’as des données, des principes qui peuvent monter les pourcentages de ton équipe à avoir de l’énergie, les jambes dont on a besoin... tu serais naïf de ne pas utiliser ça », a avoué l’entraîneur-chef Martin St-Louis, mardi à Brossard, au terme du premier entraînement post-olympique de sa troupe avant la dernière ligne droite de la saison.

Le Canadien a un département entièrement consacré à la science du sport, dont font partie, notamment, Stéphane Gervais, responsable du conditionnement, et Dale Labans, chef de la performance.

L’apport de ce département sera d’autant plus important que le CH s’apprête à disputer 25 matchs en 47 jours. À six reprises, le Canadien jouera deux matchs en deux soirs.

Les fameuses données 

« Les données ne fournissent pas toutes les réponses, mais elles font partie de la réponse, a nuancé St-Louis. On essaye de se faire diriger un peu avec la science. »

Il n’y avait sans doute rien de tout ça quand St-Louis était dirigé par John Tortorella à Tampa. Autres temps, autres mœurs.

« Je pense que c’est l’évolution du sport, a reconnu le pilote du Canadien. Comme personne en charge de ça, il faut que tu fasses ta part avec l’évolution. Il faut que tu utilises ça aussi. Tu ne peux pas juste être borné et te dire : “Non, moi, c’est comme ça que je le faisais il y a 20 ans...” »

Ce qui est clair, c’est que le Canadien recueille des données auprès de ses joueurs pour prendre des décisions éclairées. Ce qui est moins clair, c’est la nature de ces données. Quelles sont-elles ? Fréquence cardiaque pendant les entraînements ? Rythme respiratoire ?

On entre dans le confidentiel. St-Louis n’a pas mordu.

« Je sais exactement où on est durant l’entraînement, a-t-il mystérieusement suggéré. C’est relatif à la charge de travail. »

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