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Caisse de dépôt: explosion des frais de gestion externe en 2023

La Caisse a versé pas moins de 1,44 milliard $ de frais à des gestionnaires de l’externe en 2023, une hausse de 50% par rapport à 2022

Photo d'archives, Agence QMI
Photo portrait de Martin Jolicoeur

Martin Jolicoeur

2024-04-12T17:33:29Z
2024-04-15T18:56:25Z

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La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a versé pas moins de 1,44 milliard (G$) de frais à des gestionnaires de l’externe en 2023, une hausse de presque 50% par rapport à la même période en 2022.

• À lire aussi: Forte hausse de la rémunération à la Caisse de dépôt et placement du Québec

Dans son rapport annuel de 2023, rendu public jeudi, on découvre que le gestionnaire du fonds de pension des Québécois a payé 1,33 G$ à titre de frais de base et de performance pour des services sur les marchés privés et 114 millions $ sur les marchés boursiers.

L’année précédente, en 2022, les frais de gestion externes liés aux marchés privés s’étaient limités à 845 M$, et ceux liés aux marchés boursiers avaient atteint 118 M$. Ensemble, ces frais avaient atteint 963 M$, soit 49,5% de moins qu’en 2023. 

Photo Ryan Remiorz, PC
Photo Ryan Remiorz, PC

Rappelons que le portefeuille de la Caisse a produit un rendement de 7,2% en 2023, une performance légèrement inférieure à celle de 7,3% affichée par son portefeuille de référence.

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Sur 5 ans, les rendements annualisés de la Caisse s’élèvent à 6,4%. La Caisse a terminé l’année avec des actifs de 434,3 milliards $, en hausse de 32 G$ en un an. 

CDPQ ne s’en cache pas

La hausse de frais observée de quelque 50% en 2022 s’explique par «la performance de certains gestionnaires externes et de la vente d’investissements ayant généré des paiements de frais de performance, notamment dans les placements privés», lit-on dans le dernier rapport annuel de la Caisse.

Ainsi, loin d’en rougir, la Caisse souligne qu’une part importante de la performance de ses actifs provient du recours accru à des gestionnaires externes à l’organisation.

Une telle stratégie lui permet, lit-on, «de répondre aux orientations stratégiques de la CDPQ, lesquelles nécessitent un déploiement agile de capital pour mettre en œuvre certaines stratégies de gestion active. Ces activités se veulent complémentaires à celles de ses équipes».

En 2023, la CDPQ a annoncé son intention de plus que doubler la taille des sommes confiées aux gestionnaires externes québécois, pour atteindre 8 G$ d’ici 2028. On ignore pour le moment si la taille des investissements confiés à des gestionnaires de l’extérieur du Québec croîtra dans la même proportion. 

Rémunération en hausse

L’an dernier, le président et chef de la direction de CDPQ, Charles Emond, a obtenu une rémunération globale d’un peu plus de 4,5 M$. Il s’agit de la plus importante rémunération qu’a touchée le PDG au cours des trois dernières années.

En 2023, sa rémunération a crû de pas moins de 302 731$, comparativement à sa rémunération précédente de 4 205 154$, en 2022. On parle d’une croissance de 7,1% sur une année. 

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