Ça sent la fin pour Aaron Rodgers


Stéphane Cadorette
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Si c'était le dernier match en carrière d'Aaron Rodgers dans la NFL, il aura au moins complété son long parcours en beauté, malgré une saison difficile.
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Dans une rare victoire des Jets, le vétéran a lancé quatre passes de touché et il est devenu le cinquième quart-arrière dans l'histoire à franchir le cap des 500 passes de touché. Comme dernier acte, si c'est bien le cas, difficile de faire mieux!
Plusieurs heures avant la rencontre, l’informateur de NFL Network Ian Rapoport mentionnait que «des personnes près de lui que je connais bien se préparent comme si c’était la fin».
Rapoport est crédible et ne lance habituellement pas n’importe quoi dans le vent. Il faut s’attendre à ce que Rodgers le tourne en ridicule lors de son prochain passage au Pat McAfee Show, où il répète souvent que même les informateurs les plus branchés n’ont aucun accès à sa garde rapprochée.
Il ne faut pas conclure que Rodgers a disputé son dernier match en carrière contre les Dolphins, mais quelques signes peuvent effectivement laisser croire que sa carrière est terminée.
Cette semaine, il s’est montré particulièrement introspectif lors de sa conférence de presse avec les médias new-yorkais. Il a pris le temps de remercier tout le monde qui l’a positivement influencé, jusqu’à son entraîneur au secondaire.
Lors du dernier entraînement des siens, il a échangé son chandail orné du numéro 8 avec le 56 du secondeur Quincy Williams.
Rodgers n’a jamais changé son discours. Il a répété de nouveau cette semaine qu’il prendrait une décision sur son avenir avant l’ouverture du marché des joueurs autonomes, en mars.
Une mauvaise note finale

Si vraiment Rodgers décide que c’en est assez du football et qu’il part en retraite quelque part pour faire le plein d’Ayahuasca, grand bien lui en fasse.
Il reste qu’il ne partira peut-être pas à la retraite par simple choix. Statistiquement, il n'a pas mal paru avec 28 passes de touché et 11 interceptions. Dans les faits, il ne semble toutefois plus être être un quart-arrière dont l'impact demeure déterminant.
S’il faut saluer sa détermination admirable pour se remettre à 41 ans d’une délicate rupture du tendon d’Achille, il n’est tout de même plus le même joueur depuis son retour.
Sa mobilité n’est définitivement plus la même et il lui est de plus en plus difficile de fuir la pression. À quatre reprises cette saison, il a raté son coup avec le match entre ses mains sur une ultime possession.
Rodgers devait transformer les Jets. Ils sont pourtant pires que la saison passée, quand il s’était blessé après quatre petits jeux.
À moins d’un revirement inattendu, les Jets ne voudront plus de lui et repartiront sur de nouvelles bases. Qu’en est-il des autres équipes, s’il voulait vraiment disputer une autre saison? Pas sûr que le rendement offert cette année inspire confiance.
Une superbe carrière
Là où il faut cependant faire attention, c’est quand certains vont jusqu’à dire que son séjour avec les Jets aura terni son héritage. C’est n’importe quoi!
Chacun a le droit d’apprécier Rodgers ou de remettre en question ses points de vue. Dans les dernières années, il a souvent paru arrogant et sur le terrain, son langage non verbal à l’endroit de ses coéquipiers n’est pas très inspirant.
Au bout du compte, tout de même, Rodgers aura connu une formidable carrière. Ses détracteurs diront qu’un passeur aussi talentueux devrait pavaner avec plus qu’un titre de champion du Super Bowl, mais plusieurs autres grands quarts-arrières n’en comptent aucun.
Rodgers, c’est le meilleur ratio touchés-interceptions de tous les temps. On parle de presque cinq pour un, du jamais-vu avant lui!
Rodgers, c’est aussi quatre titres de joueur le plus utile en saison régulière et un au Super Bowl.
Il aurait été préférable, dans le meilleur des mondes, que sa carrière prenne fin au sommet de son art à Green Bay, plutôt que dans le fiasco monumental de cette saison à New York. Que les gens l’aiment ou non, il avait tout de même amplement mérité le droit de tenter de prolonger sa carrière ailleurs.
Ce malheureux gâchis avec les Jets ne définit clairement pas sa carrière, qui se conclura comme il se doit au Temple de la renommée dans cinq ans. Si, bien sûr, il trouve la sagesse d’accrocher ses épaulettes maintenant plutôt que d’étirer la sauce encore.
5 MOMENTS CLÉS
1. Mike Evans rejoint Jerry Rice

Les Buccaneers se sont assurés d’une place en séries en disposant des Saints lorsqu’ils ont freiné leur ultime tentative avec 36 petites secondes à jouer. Ils ont donc repris le ballon en posant un beau geste pour le receveur Mike Evans. Celui-ci était à quatre verges du plateau des 1000 cette saison et ils ont opté pour une passe à Evans, qui a gagné neuf verges pour porter son total à 1005. Il franchissait le cap des 1000 verges pour une 11e année de suite, ce que seul Jerry Rice a réussi avant lui. Son contrat stipulait un bonus de 3 millions s’il atteignait ce plateau et ses coéquipiers ont savouré le moment avec lui.
MIKE EVANS. 1,000 YARDS ONCE AGAIN. pic.twitter.com/V4S7S8APUX
— NFL (@NFL) January 5, 2025
2. Bryce Young se charge des Falcons

La victoire des Buccaneers éliminait d’office les Falcons pour le titre de la division Sud de la conférence nationale et ainsi, d’une place en séries. Les Falcons ont tout de même lutté jusqu’à la fin dans une défaite en prolongation contre les Panthers, qui terminent la saison avec deux victoires en trois matchs. Encore une fois, le jeu du jeune quart-arrière de deuxième année, Bryce Young, a été très encourageant. Young a terminé le match avec 251 verges par les airs et trois passes de touché, en plus de deux autres touchés au sol.
Bryce Young got his swagger back
— Barstool Sports (@barstoolsports) January 5, 2025
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3. Du premier au quatrième choix...

Il y a des matchs où il n’y a pas tant d’intérêt à gagner. Face aux réservistes des Bills, les Patriots l’ont emporté. Le drame, c’est qu’ils étaient en position d’obtenir le tout premier choix au prochain repêchage et que leur victoire les a fait glisser au quatrième rang. Les Titans parleront maintenant en premier, suivis des Browns et des Giants. Les Patriots n’ont pas besoin de quart-arrière, mais ils auraient pu obtenir une immense valeur en échangeant ce choix. C’est leur choix de sixième ronde Joe Milton qui a œuvré comme quart-arrière, paraissant bien avec 241 verges, une passe de touché et un touché au sol.
.@Qbjayy7 finds @KayshonBoutte1 free 🚀
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📺: CBS pic.twitter.com/b4euSqfEoz
4. Une défaite cruelle

Les Bears ont battu les Packers pour une première fois en 12 matchs sur un placement de dernière seconde sur 51 verges de Cairo Santos. La défaite fait mal aux Packers puisqu’ils glissent de la sixième à la septième place dans la conférence nationale. C’est donc dire qu’ils devront prendre la route de Philadelphie pour aller se frotter aux puissants Eagles, qui les avaient battus en lever de rideau. Pire encore, le quart-arrière Jordan Love s’est blessé au coude et a quitté le match. Il sera en poste la semaine prochaine, a assuré son entraîneur.
Cairo Santos DRILLS the 51-yard game winning field goal to stun the Packers 😱pic.twitter.com/oNEoZI10VO
— ClutchPoints (@ClutchPoints) January 5, 2025
5. Les Broncos en séries

Comme il fallait s’y attendre, les Broncos se sont qualifiés pour les séries éliminatoires pour une première fois depuis 2015 avec une victoire confortable contre les Chiefs. Des Chiefs qui, précisons-le, jouaient pratiquement avec leur équipe D sur le terrain. Plusieurs partants étaient en congé puisque l’équipe n’avait plus rien à gagner. N’empêche que le quart-arrière des Broncos Bo Nix a brillé avec quatre passes de touché pour porter son total à 29 à sa première saison. On retient surtout sa passe de touché rebondissante à Devaughn Vele. Un jeu farfelu!
Bo Nix was trying to go to Adam Trautman...
— NFL (@NFL) January 5, 2025
The ball gets tipped THREE times...
Then Devaughn Vele comes up with the @Broncos TD!
📺: #KCvsDEN on CBS/Paramount+
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LES GAGNANTS DE LA SEMAINE
1. Les Chargers
Les Chargers ont fini leur saison en beauté avec une victoire face aux Raiders. Ils terminent donc au cinquième rang dans leur conférence et affronteront les Texans au premier tour éliminatoire la semaine prochaine. Tout un revirement pour cette franchise!
2. Brock Bowers
L’ailier rapproché des Raiders a continué de réécrire l’histoire. Ses quatre réceptions contre les Chargers ont porté son total à 112 cette saison. Il s’agit d’un record pour un receveur recrue, après la marque de 109 de Puka Nacua, qui n’aura tenu qu’un an.
3. Les Ravens
Samedi soir, pour une deuxième année de suite, les Ravens ont officialisé leur championnat de la division Nord dans la conférence américaine. Derrick Henry et Lamar Jackson ont été responsables de deux touchés chacun.
4. Jonathan Taylor
Dans la victoire en prolongation contre les Jaguars, le porteur des Colts Jonathan Taylor a connu un autre gros match avec 177 verges et un touché. Sa saison prend fin avec quatre matchs consécutifs de plus de 100 verges.
5. Marcus Mariota
Le quart-arrière substitut a joué la deuxième demie à la place de Jayden Daniels, menant les Commanders à la victoire avec deux passes de touché, dont celle à Terry McLaurin avec trois secondes à écouler face aux Cowboys. On ne peut demander mieux à un réserviste.
LES PERDANTS DE LA SEMAINE
1. Jerod Mayo
Peu de temps après la victoire des Patriots, le propriétaire Robert Kraft a annoncé que l’entraîneur-chef Jerod Mayo était congédié. Il n’aura duré qu’une seule saison à la barre. Est-ce que Mike Vrabel est dans la mire, lui qui a déjà rencontré les Jets?
2. Carson Wentz
Soyons honnêtes, Wentz n’était pas dans des conditions de réussite pour ce dernier match face aux Broncos. Les Chiefs n’ont habillé aucun joueur clé pour l’aider, mais d’autres quarts substituts ont fait beaucoup mieux que lui.
3. Les Steelers
Les Steelers seront des séries, mais ils entreront en scène après quatre défaites de suite lors desquelles ils n’ont pas inscrit plus de 17 points. Les hurlements pour que l’équipe donne un gros contrat à Russell Wilson se font soudainement discrets.
4. Les Dolphins
Comme toujours, les Dolphins ont gelé des doigts par une journée frisquette à New York. Ils devaient l’emporter et espérer une défaite des Broncos pour se qualifier en séries. Ce n’était même pas proche...
5. Les Bengals
Le réveil cette saison est survenu bien trop tard et malgré la victoire contre les Steelers pour clore le calendrier, les Bengals sont exclus des séries. Il y a beaucoup de travail à faire en défense pour ne plus gaspiller une année de Joe Burrow.