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«Ça fait toujours du bien de parler en français» – Samuel Emilus

Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2025-11-11T18:30:18Z
2025-11-12T05:05:00Z

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WINNIPEG | À défaut de porter les couleurs des Alouettes, le Montréalais Samuel Emilus des Roughriders de la Saskatchewan pouvait difficilement imaginer un meilleur scénario pour sa première expérience en finale de la Coupe Grey, lui qui fera face à l’équipe de son enfance, dimanche, à Winnipeg.

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«Ça fait toujours du bien de parler en français, a d’abord affirmé Emilus lorsqu’on lui a posé une question dans sa langue maternelle. Je n’ai pas vraiment la chance de le faire en Saskatchewan.»

Le receveur de passes des Roughriders, aujourd’hui âgé de 28 ans, a donc grandi en admirant les Alouettes. Il porte d’ailleurs le numéro 19 en l’honneur de son idole de jeunesse, S.J. Green. Ses yeux s’illuminent encore lorsqu’il est question du fameux attrapé à une main que Green avait effectué en prolongation le 1er juillet 2010 dans un match de saison régulière. Par pure coïncidence, cette partie était d’ailleurs disputée contre les Roughriders.

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«J’ai grandi à Montréal et je regardais les matchs des Alouettes, a résumé Emilus. C’est vraiment spécial de les affronter à la Coupe Grey, surtout que c’est ma première expérience en finale. Je suis excité d’avoir cette opportunité.»

«L’histoire sera différente»

Parmi ses vieux souvenirs, le Montréalais se souvient également des deux finales consécutives remportées par les Alouettes contre la formation de la Saskatchewan, en 2009 et en 2010. Lors de la première de ces deux conquêtes, il se souvient bien, même s’il n’avait que 12 ans, de l’incroyable fin de match où le botteur Damon Duval avait pu reprendre son placement vainqueur alors que les Roughriders avaient un joueur de trop sur le terrain.

Samuel Emilus porte le numéro 19 en l’honneur de l’ancien receveur de passes des Alouettes S.J. Green.
Samuel Emilus porte le numéro 19 en l’honneur de l’ancien receveur de passes des Alouettes S.J. Green. Photo d’archives Agence QMI, MARTIN ALARIE

«Cette fois, l’histoire sera différente», a prévenu Emilus, qui a confiance de pouvoir l’emporter avec ses coéquipiers contre les Alouettes.

100 verges en finale de l’Ouest

Le Montréalais, qui en est à sa quatrième saison dans la LCF, pourrait d’ailleurs être un joueur clé dans cette prochaine finale de la Coupe Grey. Samedi dernier, à Regina, l’athlète de 6 pi et 200 livres a d’ailleurs été la cible préférée du quart-arrière Trevor Harris en effectuant neuf réceptions et en cumulant un total de 100 verges de gains par la voie des airs. Il aidait ainsi les Roughriders à vaincre les Lions de la Colombie-Britannique par le pointage de 21 à 17 en finale de l’Ouest.

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Samuel Emilus dans l’uniforme des Roughriders de la Saskatchewan.
Samuel Emilus dans l’uniforme des Roughriders de la Saskatchewan. Photo d’archives Agence QMI, MARTIN ALARIE

«Je veux juste avoir du plaisir ce week-end et rapporter une coupe Grey à la maison», indique Emilus, qui a joué au niveau universitaire aux États-Unis.

Un ancien des Loups et des Cheetahs

Repêché en première ronde, septième au total, par les Roughriders en 2022, Emilus pourrait devoir ramener le trophée dans la région de Montréal, mais en toute discrétion, s’il devait battre les Alouettes.

L’occasion serait toutefois belle pour lui de fêter avec ses proches, mais aussi avec plusieurs de ses anciens entraîneurs. Il remercie d’ailleurs au passage Philippe Berthiaume et ses adjoints de l’époque des Loups de l’école secondaire Curé-Antoine-Labelle, mais aussi Joe Culzac et Jordan Coones, entre autres, chez les Cheetahs du Cégep Vanier.

Samuel Emilus en novembre 2017, à l’époque où il portait les couleurs des Cheetahs du Cégep Vanier.
Samuel Emilus en novembre 2017, à l’époque où il portait les couleurs des Cheetahs du Cégep Vanier. Photo d’archives Agence QMI, Sébastien St-Jean

«Mes entraîneurs au Québec m’ont tous aidé, a souligné Emilus. Chaque année, ils m’apprenaient quelque chose de nouveau et il y a des conseils que j’applique encore aujourd’hui. Sans eux, pour vrai, je ne serais pas ici aujourd’hui.»

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