Ça commence à sentir la Coupe du monde de soccer à Vancouver


Mylène Richard
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VANCOUVER | La fièvre du soccer a commencé à se faire sentir à Vancouver, à six jours du match opposant le Canada au Qatar à la Coupe du monde de la FIFA.
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Des milliers de personnes se sont rassemblées vendredi midi au parc PNE afin d’assister en plein air au verdict nul de 1 à 1 entre le Canada et la Bosnie-Herzégovine, qui a eu lieu à Toronto.
L’ambiance était très relax dans ce grand espace vert, où il y a notamment un parc d’attractions, situé à moins de 10 kilomètres du centre-ville.

« C’est très familial, tout est bien pensé », a raconté au Journal Elyssa Robinson, accompagnée de son fils de 6 mois, Cooper, vêtu d’un maillot du Canada.
« Je ne suis pas une grande fan de soccer, mais j’embarque dans le train. On a tellement mis d’argent dans cette compétition que je veux profiter des activités gratuites », a ajouté la Vancouvéroise de 35 ans, juste après le but égalisateur de Cyle Larin à la 78e minute.
La foule s’est alors levée d’un bond, de nombreuses personnes ayant choisi de s’asseoir sur le gazon face aux trois écrans géants installés devant plusieurs concessions de nourriture, dont une de poutines.

Très cher
La venue de sept parties à Vancouver coûtera près de 700 millions $. Quelque 400 M$ seront assumés par la Colombie-Britannique et la Ville, le reste par le fédéral.
Sans compter que les billets pour les matchs au BC Place sont hors de prix pour la majorité de la population.
« Surtout pour voir le Canada. Il n’y a rien en bas de 1000 $ », a dit Mme Robinson.
Les prix avaient diminué vendredi après-midi, débutant à 700 $ sur les sites de revente en vue du duel de l’unifolié jeudi. Le scénario est le même pour la rencontre entre le Canada et la Suisse, le 24 juin.
Forte délégation australienne
Pendant que le centre-ville était bien tranquille, à part peut-être le Boston Pizza près du BC Place qui diffusait la rencontre du Canada, le rouge était dominant au PNE.

Il y avait aussi des chandails de l’Allemagne, du Brésil, des États-Unis, de l’Angleterre, de l’Argentine, du Portugal, de la France et plusieurs de l’Australie, qui lancera les hostilités à Vancouver, samedi soir, face à la Turquie.
« Ce sont mes troisièmes Mondiaux après l’Allemagne en 2006 et la Russie en 2018 et ce sont de loin les plus chers », s’est exclamé l’Australien Jurgen Dahl, habillé en jaune.
Ses deux amis, Rusty Russell et Mick McCone, et lui n’ont pas voulu savoir combien coûtera leur voyage, un peu découragés.
« C’est exorbidant », a confirmé M. McCone, qui s’est rangé derrière le Canada.

M. Dahl assistera aux trois matchs préliminaires des « Aussies », à Vancouver, Seattle et San Francisco, trois villes qu’ils rêvaient de visiter. Ses deux copains n’iront pas en Californie.
Les billets les plus abordables pour la partie entre l’Australie et la Turquie étaient affichés à plus de 600 $. Rien pour aider un budget.