«C’est comme si on n’existe pas»: des touristes québécois coincés au Moyen-Orient se sentent abandonnés par Ottawa

Yannick Beaudoin
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Des touristes québécois en voyage à Dubaï, aux Émirats arabes unis, se sentent abandonnés par le gouvernement canadien, qui ne répond pas à leurs appels répétés depuis samedi.
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Leur agence Accès croisières et voyages tente d’obtenir des indications d’Ottawa afin de sécuriser les voyageurs et possiblement organiser leur rapatriement, mais se bute à des réponses automatiques et formatées, ce qui contribue à augmenter leur anxiété déjà bien présente en raison du conflit qui sévit au Moyen-Orient.
« Je pense qu’on est rendu à un rapatriement, là. Quand il y a des bombes qui sont interceptées juste en haut de notre hôtel, je pense qu’il faut faire quelque chose. Et ni le consulat ni le gouvernement canadien ne répondent ni à l’agence ni à [notre guide], malgré plusieurs, plusieurs appels. C’est comme si on n’existe pas. Donc, là, ça commence à être un petit peu moins drôle », a témoigné Sylvie Bigeault, une membre du groupe de voyageurs, en entrevue à LCN.

« On est effectivement sans réponse concrète en ce moment de la part des gouvernements et des ambassades. On dirait que tout le monde se lance la balle », a confirmé la directrice de l’agence de voyages, Édith Garreau.
« Tout nous retourne à une espèce de courriel déjà copié-collé, avec des salutations, puis voici ce que vous devez faire. [...] Même l’ambassade canadienne à Dubaï n’a pas vraiment de consignes claires sur la suite des choses en ce moment », a-t-elle ajouté.
Avec son équipe, cette dernière tente de rassurer son groupe de voyage coincé à Dubaï, mais se désole du manque de soutien du gouvernement canadien et craint que la situation ne s’envenime.
« En ce moment, on est chanceux, la communication va bien, mais si la communication s’avérait être coupée, on serait dans un autre état », a mentionné Mme Garreau.

Sylvie Gibeault et d’autres membres du groupe de voyageurs, qui sont présentement confinés à l’hôtel, se sont rendus à la piscine dimanche et ont été témoins de plusieurs interceptions de drones tout près de l’endroit où ils se trouvent.
« En à peu près une heure qu’on était à la piscine, [ce sont] trois interceptions qu’on a photographiées », a indiqué la touriste québécoise.

« Ce n’est pas le fun. C’est pour ça qu’on nous a demandé de rentrer à l’intérieur. Donc là, on est vraiment confinés à l’intérieur de l’hôtel », a-t-elle ajouté.
Leur agence et leur guide les invitent à la prudence et recommandent fortement de demeurer à l’intérieur de l’hôtel.