Sans nourriture, ni eau ni communication: les femmes iraniennes montréalaises «de plus en plus inquiètes» pour les prisonnières politiques du régime

Yannick Beaudoin
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La situation est jugée extrêmement critique pour les prisonnières politiques du régime iranien, affirme l’Association des femmes iraniennes de Montréal.
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Celles-ci dénoncent que leurs compatriotes sont possiblement victimes d’une rupture de l’approvisionnement en eau et en nourriture depuis le début des frappes américaines et israéliennes.
Cette fermeture des canaux de communication empêche aussi ces prisonnières politiques d’être en contact avec leur famille.
« On n’a plus de nouvelles de leur situation et on a peur que le reste des loyaux de ce régime – les dirigeants qui sont toujours fidèles et qui ont peur jusqu’à la mort d’Ali Khamenei – exercent des représailles sur la population iranienne et surtout sur les prisonnières politiques », a expliqué la membre du conseil d’administration de l’Association des femmes iraniennes de Montréal, Mina Fakharvar, en entrevue à LCN.
Cette dernière est particulièrement préoccupée par le sort des femmes arrêtées au cours des derniers jours en Iran.
« Elles sont dans les mains de ces gens-là et on a peur pour leur vie », affirme Mme Fakharvar.
Pour le reste, malgré la mort de l’ayatollah Khamenei, il serait prématuré de célébrer un renversement du régime iranien, souligne la membre du CA de l’Association des femmes iraniennes de Montréal.
« Il n’y a pas d’espoir pendant que les frappes israéliennes continuent, les bombardements sur la tête de la société civile en Iran. Il faut être naïf de considérer qu’après 24 heures, ce régime meurtrier, qui est prêt à aller jusqu’au bout, va être renversé », soutient Mina Fakharvar.
« On a peur que ça se propage dans la région, non seulement en Iran, mais dans la région du Moyen-Orient. Et donc la situation est en guerre et la situation est très alarmante », ajoute-t-elle.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.