Blue Jays: un moment magique pour un recruteur de chez nous

Stéphane Cadorette
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Lorsqu’il s’est joint aux Blue Jays il y a huit ans pour devenir leur recruteur au Québec, Jasmin Roy a assisté aux premiers jalons d’une nouvelle culture qui a fini par propulser l’équipe en Série mondiale.
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Deux ans plus tôt, Mark Shapiro et Ross Atkins accédaient à la haute direction des Jays. Depuis, l’équipe a pris part à cinq occasions aux séries, mais il aura fallu attendre à cet automne pour qu’elle remporte une ronde.
«J’ai vu, quand ils sont arrivés, toute la culture qu’ils ont transformée. J’ai entendu tous les discours sur l’importance de trouver des joueurs qui font contact. Tout ce qui a été mis en place rapporte. La théorie dont tout le monde parlait donne des résultats exponentiels en pratique sur le terrain», s’est régalé Roy, à un peu plus de 24 heures du début de la Série mondiale opposant les Jays aux Dodgers.

Le recruteur s’attend d’ailleurs à une bataille, contrairement à plusieurs experts qui prédisent une domination en règle des tout-puissants représentants de Los Angeles.
«Le style d’alignement qu’on a bâti va être important. On a la meilleure moyenne au bâton et le moins de retraits sur des prises. On met la balle en jeu, on court bien, on réussit l’amorti.
«C’est un style qui peut nous permettre d’avoir du succès contre des lanceurs du niveau de ceux des Dodgers. En étant combatif pour aller chercher le petit coup sûr, le but sur balles, pour faire avancer le coureur, ça met de la pression sur la défensive», a-t-il analysé.
Un bon mélange
Bien des partisans auraient pu se décourager l’an dernier, quand les Blue Jays ont terminé au cinquième et dernier rang de leur division. Ou encore cette année, quand la grosse acquisition du club au cours de l’hiver, Anthony Santander, a été limitée à 54 matchs.
«Même dans l’adversité, cette équipe continue de performer. Santander, c’était un gros morceau de la saison morte et il n’a pratiquement pas joué. Bichette a connu une grosse saison, mais il n’a pas joué des séries. Quand on me dit que les Dodgers sont imbattables, je dis que face à l’adversité, on a toujours répondu.
«On a un mélange assez exceptionnel de joueurs très jeunes, de jeunes vétérans comme Bichette et Guerrero, en plus des vrais vétérans comme les Gausman, Springer et Scherzer. Il y a un équilibre d’expérience et de talent qui nous amène en Série mondiale. »