Bilan de mi-saison du Canadien: 41 matchs en 15 mots


Jonathan Bernier
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Il s’en passe des choses en une demi-saison. Des hauts, des bas, des séquences heureuses, des léthargies.
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Comment s’y retrouver dans tout ça? Le Journal a tenté de relever le défi de résumer la première moitié de saison de 15 joueurs du Tricolore en un seul mot. Reste à voir si la tendance de chacun se poursuivra pour la deuxième portion du calendrier.
Puisque le niveau de jeu s’élève habituellement dans cette seconde moitié, rien n’est moins sûr.
À suivre.
Métronome
Nick Suzuki
Il roule à un rythme de près d’un point par match. En raison de sa fiabilité dans le cercle des mises en jeu, de ses prises de décision et de sa vision du jeu, Martin St-Louis lui fait voir de l’action tant en infériorité numérique que sur l’attaque massive.

Sacrifice
David Savard
En plus d’amener une stabilité à la brigade défensive du Canadien, il n’hésite pas à se substituer aux gardiens de l’équipe en bloquant lui-même sa part de lancers. Il a sacrifié son corps à 61 occasions en 19 matchs, subissant même une fracture à un bras en se jetant devant un tir.

Meneur
Brendan Gallagher
Après avoir inscrit 5 buts à ses 14 premiers matchs, il a été blanchi lors des 24 suivants. Bien qu’elle ait duré près de deux mois, peu sont ceux qui se sont formalisés de cette disette. Comment en vouloir à un athlète qui sue sang et eau pour ses coéquipiers et qui se rue dans le demi-cercle du gardien adverse match après match?

Modèle
Mike Matheson
Première unité d’attaque massive, première unité de désavantage numérique, Matheson continue d’être le joueur le plus utilisé par St-Louis (25 min 7 s). Il occupe le deuxième rang des pointeurs de l’équipe (29 points), cinq derrière Nick Suzuki.

Engagé
Josh Anderson
Il a dû patienter jusqu’au 30e match de la saison avant de déjouer un gardien pour la première fois de la saison. Malgré la frustration et l’effet négatif sur la confiance, cette sécheresse ne l’a pas empêché de mettre la pédale au plancher soir après soir.

Avenir
Kaiden Guhle
Il poursuit sa progression et son apprentissage. Il est de plus en plus solide défensivement. Il pose les jalons pour devenir l’arrière le plus fiable de l’équipe.

Espoir
Cole Caufield
Il produit à un rythme d’une vingtaine de buts. Ce qui est loin de ce qu’on lui prédisait. Il demeure tout de même celui sur qui reposent les espoirs du Canadien en attaque. On ne sait jamais quand un marqueur de sa trempe peut débloquer.

Revenant
Sean Monahan
Il est celui que St-Louis peut insérer un peu partout sur les trois premiers trios. À part un passage à vide de deux semaines en novembre, il a affiché une belle régularité. Il sera intéressant de voir de quelle façon Kent Hughes évaluera son apport par rapport à sa valeur sur le marché.

Progression
Juraj Slafkovsky
On se demandait s’il ne devait pas amorcer la saison à Laval et le voilà qui conclut la première moitié de saison sur le premier trio. Il a maintenant beaucoup plus confiance en ses moyens. Ça paraît dans ses prises de décision. Il se sert aussi davantage de son physique en territoire offensif. Ne lui reste plus qu’à choisir de tirer plus souvent.

Coqueluche
Samuel Montembeault
Il a conquis les partisans du Canadien par ses prouesses devant le filet. Tout comme la direction de l’équipe, qui en a fait officieusement son gardien numéro un et a reconduit son contrat pour trois autres saisons. On parle d’une progression fulgurante pour le gardien de 27 ans, acquis, faut-il le rappeler, via le ballottage.

Enragé
Mike Pezzetta
Il ne foule pas la glace souvent, mais il s’assure qu’on le remarque à chaque présence. Il amène de l’énergie à son équipe en distribuant des mises en échec à la pelletée. Il en compte 27,15 par tranche de 60 minutes. Ce qui est astronomique.

Révélation
Jayden Struble
Il s’est ajusté au calibre de la LNH en un rien de temps. Solide défensivement, il laisse parfois entrevoir un certain flair offensif. Dire qu’on ne l’aurait probablement pas vu cette saison sans la blessure d’Arber Xhekaj.

Surprise
Justin Barron
Laissé de côté lors des trois premiers matchs de la saison, il s’est assuré de ne plus ressortir de la formation. Prenant lentement de l’assurance, il n’hésite plus à se porter en attaque. Son flair offensif lui a permis d’obtenir une place sur la deuxième vague de l’attaque massive.

Confiance
Jake Evans
Des blessures à Dach, Newhook et Dvorak ont forcé St-Louis à lui offrir une promotion sur un trio offensif. Il ne noircit pas la feuille de pointage plus souvent, mais ça ne l’empêche pas de continuer de s’acquitter de ses missions défensives.

Déception
Joel Armia
Un joueur frustrant à regarder. Il possède un bon physique, un bon coup de patin et un bon tir. Mais trop souvent, il choisit de laisser ces atouts au vestiaire. C’est ce qui explique ses deux renvois dans la Ligue américaine, en octobre et en novembre.
