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Canadien: 7 choses à réparer pour amener «la game» en séries

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-01-12T20:30:00Z

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Lors du tournoi de golf lançant officiellement la saison du Canadien, l’état-major de l’équipe s’était bien gardé de prononcer le mot en «p», évitant ainsi de créer des attentes chez les partisans. Nous voilà à mi-chemin de la campagne et le Tricolore joue encore des matchs significatifs.

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En fait, la troupe de Martin St-Louis était même dans le coup après la victoire émotive face aux Rangers de New York, samedi dernier.

Sauf que depuis, des revers face aux Flyers et aux pauvres Sharks, des matchs disputés sans émotion, laissent entrevoir des problèmes sous le capot. La batterie commence à manquer d’efficacité et le moteur s’est mis à chauffer. 

Au moment d’écrire ses lignes, les Montréalais accusaient sept points de retard sur la dernière place donnant accès aux séries éliminatoires, avec deux matchs en main sur le Lightning, détenteur de ce dernier rang.

Tout n’est donc pas perdu. À condition, bien sûr, que Kent Hughes et Martin St-Louis soient enclins à décrasser les pistons. Lorsque l’on voit la direction imposer le ménage à trois gardiens à ce stade-ci de la campagne, on peut en douter. 

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D’autant plus que les rumeurs d’une transaction impliquant Sean Monahan s’intensifient à mesure que la date limite du 8 mars approche. Avec Jake Allen et Monahan sur le marché, on comprend que le directeur général du Canadien agira davantage comme un passeur de char du port de Montréal: il tentera de tirer profit que quelques pièces détachées ayant une certaine valeur.

Mais si jamais Hughes souhaitait dévier de son plan, il devra espérer que St-Louis, son mécanicien de confiance, voie à réparer les sept problèmes suivants:

Discipline et infériorité numérique
Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Lorsque tu es l’une des équipes les moins efficaces en infériorité numérique, il est important d’éviter le plus possible le banc des punitions. Ce n’est pourtant pas la recette que le Tricolore utilise. L’unité défensive montréalaise pointe au 28e rang du circuit Bettman avec un maigre 73 %. En fait, il n’y a qu’une équipe qui a accordé plus de buts à court d’un homme que les 37 du Canadien et du Wild. Il s’agit des Sharks, avec 40. À l’inverse, elle est la cinquième formation la plus punie de la LNH avec 156 punitions mineures. Au moins, contre les Rangers, on a pu constater que quelques correctifs avaient été apportés. C’est bon signe, mais ça ne veut pas dire que ça va tenir longtemps. Éviter les punitions, surtout en zone offensive (ce qui se produit souvent chez le Canadien) demeure la meilleure façon d’éviter de trop s’exposer.

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Briser la rotation à trois gardiens
Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

On comprend que Kent Hughes voulait garder trois gardiens à Montréal par crainte de se retrouver le bec à l’eau si Samuel Montembeault ne renouvelait pas son contrat avec l’équipe. C’est chose faite depuis le 1er décembre. Pourtant, le ménage à trois se poursuit toujours. La situation n’est idéale pour personne à commencer par Montembeault lui-même. S’il est le gardien numéro un de l’équipe, qu’on agisse comme tel en lui faisant garder au moins deux matchs sur trois et en lui laissant le filet à la suite d’une performance grandiose. D’ailleurs, au sein de ce trio, le Bécancourois est le seul à montrer une fiche gagnante et à présenter une moyenne de buts alloués sous les 3,00. Si le Canadien veut gagner, ça prend Montembeault dans le filet.

Améliorer débuts et fins de match
Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Le Canadien n’a pas encore perdu cette saison lorsqu’il mène après deux périodes (10-0-0), mais il a joué avec le feu à quelques occasions. Il doit apprendre à gérer ses avances de façon un peu plus efficace. Il doit également être à l’heure pour le début des matchs. L’adversaire a ouvert la marque 25 fois. Seuls New Jersey (27) a été plus généreux. Si vous êtes une puissance offensive comme les Devils, qui sont revenus de l’arrière et l’ont emporté à 13 occasions, c’est tel que tel. Cependant, ce n’est pas le cas du Tricolore. Il a renversé la vapeur à seulement sept occasions.

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Quitter l’infirmerie
Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Le Canadien a mené la LNH pour le nombre de matchs ratés par des joueurs au cours des deux dernières saisons (599 en 2021-2022 et 600 en 2022-2023, selon le site nhlinjuryviz). La situation était devenue tellement grotesque que Jeff Gorton et Kent Hughes ont décidé, à la fin de la dernière campagne, de passer le coup de balai au sein de leur équipe de département thérapeutique. Considérant la gravité des hécatombes passées, on note une nette amélioration. En excluant Carey Price et Chris Wideman de l’équation, les joueurs du Canadien ont raté 188 rencontres. Néanmoins, la perte de certains joueurs clés pour une longue période, comme Kirby Dach, 39 matchs, Newhook (18), Dvorak (16), Harvey-Pinard (27), Harris (17), Savard (22), Pearson (14), a affecté la profondeur de l’équipe et rendu difficile l’évaluation de ce que chacun d’entre eux avait à offrir. D’ailleurs Dach et Dvorak ne reviendront pas cette saison, ce qui fera augmenter le nombre de matchs ratés.

Offrir de la constance
Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

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Une des raisons qui expliquent que le Canadien soit encore dans le coup aussi tard dans la saison, c’est qu’il a su éviter les trop longues séquences de revers. Il en a connu trois d’au moins trois défaites (0-3-1, 0-4-0, 0-3-0). Mais pour remonter au classement, même ces courtes séquences sont à proscrire. Il faut plutôt être en mesure de coller des victoires. En raison de son inconstance, il n’a pas été capable d’étirer une séquence à plus de deux victoires. Il aurait été possible de le faire la semaine dernière, mais ses grosses victoires contre Dallas et les Rangers ont été entrecoupées d’une performance poche contre les Sabres.

Cole Caufield et sa touche

Le Canadien est l’une des équipes qui ont remporté le plus de matchs par la marge d’un but (12), mais également une de celles qui en ont perdu le plus (12 dont 6 en bris d’égalité). Quand les matchs se décident par une marge aussi serrée, il est impératif que les gros canons trouvent le fond du filet et que l’attaque massive produise. Deux raisons plutôt qu’une de souhaiter que Cole Caufield touche la cible d’une façon aussi régulière que l’an dernier. Ça peut faire la différence.

Bouger des pièces
Photo Agence QMI, Thierry Laforce
Photo Agence QMI, Thierry Laforce

Puisqu’il visait systématiquement une place en séries, Marc Bergevin s’inscrivait dans le camp des acheteurs chaque fois que son équipe était encore dans la lutte à l’approche de la date limite des transactions. Kent Hughes, lui, risque d’être hésitant à le faire. Il ne faut pas oublier qu’au tournoi de golf lançant la saison de l’équipe, on avait évité de prononcer le mot en « p ». Sacrifier de l’avenir pour améliorer l’équipe à court terme n’est assurément pas dans ses plans. Il serait plutôt du genre à garnir encore plus sa banque de choix, déjà riche de 22 droits de parole au cours des deux prochains repêchages, question d’avoir des munitions plein les poches lorsque le temps sera réellement venu de passer à la prochaine étape.

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