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CHRONIQUE | Bienvenue dans la petite dynastie des Centaures de La Courvilloise

Après avoir remporté la finale régionale, il y a deux semaines, et la demi-finale provinciale samedi dernier, les Centaures n’ont plus qu’un pas à franchir pour les grands honneurs au Québec dans leur division.
Après avoir remporté la finale régionale, il y a deux semaines, et la demi-finale provinciale samedi dernier, les Centaures n’ont plus qu’un pas à franchir pour les grands honneurs au Québec dans leur division. PHOTO FOURNIE PAR LES CENTAURES DE LA COURVILLOISE
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2025-11-14T16:00:00Z

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C’est la grande fête du football scolaire québécois en fin de semaine avec les matchs du Bol d’Or, qui couronnent les champions provinciaux. Les Centaures de La Courvilloise ne sont pas conviés au bal, mais ça va quand même rocker pas mal fort samedi après-midi. Laissez-moi vous parler un peu de cette belle petite dynastie...

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D’abord, mettons tout de suite quelque chose au clair. Je ne serai pas objectif dans cette chronique. Je suis journaliste, mais avant tout père de famille. Et fiston se trouve à être un joueur finissant des Centaures.

Il est receveur de passes et chaque fois que le ballon s’envole vers lui, mon cœur se serre et fait huit tours. Sans le vouloir, il a probablement réduit de quelques années mon espérance de vie tout au long de son beau parcours.

Mais revenons à nos Centaures. Pour une quatrième année de suite, cette belle équipe de l’arrondissement de Beauport se retrouve en finale provinciale. Samedi, ce sont les Titans du Collège Saint-Alexandre, à Gatineau, qui s’amènent à Beauport. Techniquement, ce n’est pas le Bol d’Or, puisque l’équipe juvénile évolue en division 3. Mais une finale provinciale reste une finale provinciale et quatre de suite, c’est gros, peu importe le niveau!

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Ça en fait des joueurs qui se donnent entièrement à la cause de l’équipe, par la froidure de novembre, qui donne parfois envie de s’enfermer et manger une fondue. Pas grave, aucun bouillon ne réchauffe plus le cœur et l’âme que l’atmosphère qui règne aux Centaures!

La saison dernière, l’équipe a triomphé contre Saint-Jean-Vianney après avoir tiré de l’arrière par 12-0. C’était le deuxième championnat de suite pour les Centaures.

L’ambiance était complètement débile. J’ai couvert 13 Super Bowls sur place pour Le Journal et sans farce, je ne crois pas avoir vécu autant d’émotions que ce jour-là, quand fiston et sa gang ont remporté la finale.

Du beau football partout

Je ne veux surtout pas manquer de respect aux joueurs, aux entraîneurs et aux parents des autres écoles. De belles histoires dans le football scolaire partout au Québec, il y en a des tonnes.

À leur façon, des programmes de tous les horizons ont contribué à élever le Québec au sommet de la montagne du football au pays. Chapeau!

PHOTO FOURNIE PAR LES CENTAURES DE LA COURVILLOISE
PHOTO FOURNIE PAR LES CENTAURES DE LA COURVILLOISE

Si je vous parle des Centaures, c’est que depuis quelques années, je vis au quotidien les succès de cette équipe «qui s’organise pour faire vivre de très belles expériences aux jeunes avec les moyens du bord», comme me l’explique le responsable du programme, Mikaël Leblanc.

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Celui-ci, qui est également coordonnateur offensif, avait vécu d’autres expériences à Québec dans des établissements privées ainsi que dans d’autres régions avant de prendre les rênes du programme l’hiver dernier.

«J’ai vécu un choc culturel en voyant à quel point tout le monde est impliqué dans le succès de l’équipe», m’assure-t-il.

L’entraîneur-chef, Dave Leclerc, qui se dévoue pour le programme fondé en 2004 dans différentes fonctions depuis 18 ans, émet le même constat.

«C’est un petit programme et la grosse différence vient des intervenants. L’équipe-école et la direction y croient. Le football est rassembleur partout, mais je n’ai jamais vu ça ailleurs», me dit-il.

Beau tremplin

Si certains programmes de football jouissent de moyens financiers importants, La Courvilloise permet aux joueurs des Centaures de s’épanouir, mais doit toujours rivaliser d’astuces pour parvenir à ses fins.

Avec deux entraîneurs et un préparateur physique à temps plein, contrairement à d’autres écoles qui en comptent quatre fois plus, le programme a tout de même le mérite d’avoir gardé nombre de jeunes sur les bancs d’école.

«On ne compte même plus le nombre de joueurs d’ici qui ont continué au niveau collégial et universitaire, qui nous disent qu’ils n’auraient jamais poursuivi leurs études si ce n’était pas des Centaures et du football», me souligne fièrement Dave Leclerc.

Une implication sans limites

Les Centaures, c’est un esprit de famille incroyable. Un groupe qui se serre les coudes au-delà du terrain et du vestiaire.

Cette semaine, à deux reprises, de nombreux parents de joueurs se sont mobilisés pour aller déneiger le terrain afin que l’entraînement en soirée ne soit pas compromis. C’est un tantinet moins confortable que de regarder les nouvelles en pantoufles!

Le cœur sur la main, les parents des Centaures n’hésitent pas à se regrouper pour déneiger le terrain afin de s’assurer que leurs jeunes seront en mesure de s’entraîner.
Le cœur sur la main, les parents des Centaures n’hésitent pas à se regrouper pour déneiger le terrain afin de s’assurer que leurs jeunes seront en mesure de s’entraîner. PHOTO FOURNIE PAR LES CENTAURES DE LA COURVILLOISE

Quand on souhaite améliorer l’expérience football des jeunes d’une façon ou d’une autre? En deux temps, trois mouvements, des parents se manifestent avec des montants de commandites à la main.

L’esprit de corps des Centaures, comme dans d’autres programmes de moins grande envergure dont on parle trop peu, c’est un peu tout ça.

Samedi, comme à chaque match, les fervents des Centaures iront déposer leurs chaises pliantes le long des lignes de côtés pour réserver leur place et ils reviendront s’asseoir pour le match. Un peu comme dans un tout-inclus dans le Sud, mais sans la chaleur, la chaise longue et le pina colada...

C’est que les estrades, trop petites et trop peu nombreuses, pourraient s’écrouler sous le poids des partisans enflammés quand l’annonceur maison hurlera «Touché, Centaures!».

Un montant de commandite pour des estrades, quelqu’un?

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