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Roland-Garros: Bianca Andreescu échappe un deuxième titre en Grand Chelem

AFP
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2023-06-08T12:01:40Z

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PARIS | À son arrivée dans la capitale française, Bianca Andreescu rêvait de jouer en finale à Roland-Garros, mais elle ne se doutait pas que ce serait en finale du double mixte.

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Et pourtant, la Canadienne a réussi à participer au match ultime en compagnie du Néo-Zélandais Michael Venus, sans toutefois pouvoir mettre la main sur un deuxième titre en Grand Chelem, après celui en simple aux Internationaux des États-Unis en 2019.

Le duo s’est incliné au super bris 4-6, 6-4 et 10-6, jeudi, sur le court central, le Philippe-Chatrier, face à la paire composée de la Japonaise Miyu Kato et de l’Allemand Tim Puetz. 

«C’était ma première finale en double et je n’avais pas prévu cela», a admis Andreescu à la foule au terme de la rencontre, ajoutant en conférence de presse qu’elle était tout de même un peu déçue de l’issue du match.

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Merci, coach

La chimie s’est rapidement installée entre l’Ontarienne de 22 ans et le vétéran de 35 ans au fil de la quinzaine. Ils peuvent dire un grand merci à Christophe Lambert, l’entraîneur actuel de Bianca, qui a déjà supervisé Venus, notamment quand il a gagné le bronze en double masculin aux Jeux olympiques de Tokyo, en 2021. 

C’est Lambert qui a eu l’idée de les réunir afin de travailler de nouveau avec Venus, mais aussi pour permettre à Andreescu de disputer quelques matchs après avoir subi une blessure à une cheville à la fin mars.

«Elle voit très bien les choses sur le court, a observé Venus. On se lance des idées. On se demande ce qu’on voit, quelle est la meilleure manière de continuer, comment on peut maximiser nos forces. On travaille en équipe.»

Deux ex-champions à la porte d'Auteuil

D’ailleurs, l’expérience du père de famille a été profitable pour la 42e joueuse mondiale. Venus a déjà triomphé en double masculin à Roland-Garros, en 2017, pendant que Bianca enlevait les grands honneurs en double chez les filles avec Carson Branstine. L’année suivante, le Néo-Zélandais a été finaliste à Wimbledon, tout comme au US Open en 2017 et en 2018, en double mixte. 

«J’apprends beaucoup de lui, de ses différentes tactiques, j’apprends ce que je peux faire en montant au filet, mais aussi en fond de terrain. Ce sont des choses que je n’avais jamais apprises avant. Il est ouvert également, il me laisse essayer de nouvelles choses et même parfois prendre le leadership», a raconté Bianca.

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«Si on rejoue ensemble, peut-être qu’elle devrait servir en premier, parce qu’elle n’a pas été brisée [jeudi], alors que moi oui!», a fait remarquer Venus en riant.

Ensemble à Wimbledon?

Venus aimerait bien refaire équipe avec la Canadienne et il «restera à côté de son téléphone afin d’attendre son appel» pour Wimbledon, le mois prochain.

«Tout est sur mes épaules!», a répliqué Andreescu.

En effet, c’est Bianca qui décidera si elle poursuit l’aventure du double mixte. Sa priorité est bien sûr le simple, mais si elle devait rejouer en mixte, ce serait avec lui.

«On s’est divertis et on voudra jouer à nouveau ensemble», a-t-elle dit aux journalistes, précisant qu’ils «n’avaient pas encore parlé de Wimbledon».

Un baume

Peu importe, le double mixte a fait le plus grand bien à la native de Mississauga. Elle s’est présentée dans la capitale française après avoir perdu ses deux matchs préparatoires sur terre battue. Et après avoir excellé lors des deux premiers tours en solo sur l’ocre parisienne, Andreescu a été sèchement battue par l’Ukrainienne Lesia Tsurenko, en deux manches identiques de 6-1.

«C’était vraiment amusant en double, j’en avais besoin, a-t-elle reconnu. C’est différent d’avoir une personne à côté de vous qui vous donne des critiques constructives de vive voix. Je pense que je vais tirer beaucoup de positif de ce partenariat cette semaine.»

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