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Benjamin St-Juste a des attentes très élevées

Le demi défensif québécois souhaite avoir un impact instantané à Washington

Après son passage à l’Université du Minnesota, le demi défensif québécois Benjamin St-Juste souhaite s’établir comme l’une des révélations de l’équipe de Washington, dans la NFL.
Après son passage à l’Université du Minnesota, le demi défensif québécois Benjamin St-Juste souhaite s’établir comme l’une des révélations de l’équipe de Washington, dans la NFL. Photo courtoisie
Photo portrait de Stéphane Cadorette
2021-07-27T01:46:03Z

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Les places dans la NFL se font rares pour les Québécois, et ceux qui ont décroché une opportunité au fil du temps visaient avant tout à se tailler un poste avec leur équipe, un objectif louable. Le demi de coin Benjamin St-Juste voit cependant beaucoup plus loin et entend faire du bruit à Washington.

« Si j’ai été repêché en troisième ronde, ce n’est pas seulement pour faire l’équipe. Les attentes que j’ai de bien performer et d’exercer un impact instantané, c’est ça mon défi. Je dois garder cette mentalité pour devenir meilleur à chaque jour. Si je ne crois pas moi-même que je peux être partant, qui d’autre va croire en moi ? » a noté l’ancien des Spartiates du Vieux-Montréal, en entrevue avec Le Journal.

« Quand je parle d’impact immédiat, ça va dépendre de ce que les coachs veulent de moi. Ça peut être en défensive ou sur les unités spéciales. Je veux qu’ils voient qu’à chaque fois que je saute sur le terrain, je suis productif et je peux faire des jeux. Je veux maximiser mes opportunités pour aider l’équipe à gagner », a-t-il spécifié.

Une solide première impression

St-Juste est devenu en avril le Québécois sélectionné le plus haut (74e rang) depuis Tshimanga Biakabutuka (8e rang), en 1996. Dès son arrivée à Washington, il a fait écarquiller bien des yeux lors des entraînements printaniers et des mini-camps en juin.

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Le Montréalais a rabattu quelques passes, dont une qui lui a valu l’accolade de la jeune sensation de l’équipe, l’ailier défensif Chase Young.

« J’ai bien commencé, je me suis bien adapté avec l’équipe et j’ai appris vite. Je veux poursuivre dans la même lignée en continuant d’apprendre le plus possible. Je veux écouter ce que les vétérans ont à me dire pour bien performer. C’est ce qui va me permettre de me retrouver dans une position où je peux être dans la rotation de joueurs sur le terrain ou même être partant », a-t-il souligné. 

« En tant que recrue, les fans et les gens dans l’organisation sont impatients de voir si le nouveau joueur qui a été recruté va bien performer. De voir que j’ai été capable de bien m’adapter, ça leur a fait du bien. J’ai juste besoin de recréer la même performance au camp d’entraînement pour m’amener à obtenir pas mal de temps de jeu comme recrue. Avec les matchs préparatoires, c’est là que sera déterminé mon positionnement dans l’alignement. »

Sous l’aile de vétérans

St-Juste l’admet sans cachette, il n’a aucune idée de l’ampleur d’un camp d’entraînement dans la NFL et du travail colossal que l’exercice représente.

Heureusement pour lui, des vétérans demis de coin de l’équipe, dont Kendall Fuller et Bobby McCain, l’ont pris sous leur aile pour faciliter la période d’acclimatation.

St-Juste a maintenant la mission de se tailler une place de choix au sein de ce qui devrait être l’une de meilleures défensives du circuit cette saison.

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« En défensive, l’équipe n’a pas perdu beaucoup de joueurs et elle en ajouté quelques-uns au repêchage. Notre personnel d’entraîneurs est à sa deuxième année. Le standard est maintenant établi, et il va falloir l’élever encore plus haut en 2021 », a-t-il constaté. 

Une culture positive 

L’équipe de Washington n’a pas eu bonne réputation dans les dernières années, surtout depuis qu’un scandale récent de harcèlement a éclaboussé l’organisation. Ce n’est toutefois pas l’environnement qu’a découvert Benjamin St-Juste depuis qu’il s’est joint à l’organisation.

Depuis l’arrivée en poste de l’entraîneur-chef Ron Rivera la saison dernière, il semble y avoir une volonté réelle de redorer l’image de la franchise. Lors de son passage précédent à la barre des Panthers de la Caroline, Rivera semble avoir tissé des liens étroits avec ses joueurs, dont plusieurs ont fait l’apologie du pilote dans ses relations de travail.

« Ce sont les échos que j’avais entendus aussi sur coach Rivera et c’est ce que j’ai vite constaté en arrivant sur place », a mentionné St-Juste.

Sur le terrain, l’entrée en scène de Rivera et de son personnel d’entraîneurs s’est traduite en 2020 par une première présence en séries depuis 2015. Pour sa part, la défensive est passée du 27e au deuxième rang en une saison.

« Coach Rivera a compris que s’il peut créer une culture positive où les entraîneurs aiment développer des joueurs et où les joueurs apprécient les entraîneurs, c’est de cette façon qu’on va gagner un Super Bowl. Ça reste une business, mais en misant sur une bonne ambiance, c’est ce qui va créer un bon esprit d’équipe. C’est ce que j’ai ressenti jusqu’ici à Washington », a expliqué le demi de coin.

Redonner aux jeunes

Avant de retourner à Washington, St-Juste a profité des vacances estivales pour revenir à Montréal pour la première fois depuis décembre 2018.

En plus de chaleureuses retrouvailles avec ses proches, il n’a pas lésiné sur les efforts pour redonner à son sport, lui qui a mis sur pied un camp de football pour les jeunes. Pas moins de 150 fervents se sont présentés et l’événement, qui deviendra annuel, est appelé à croître. 

« Il y a très peu de camps de football qui se déroulent ici en présence de joueurs NFL qui viennent du Québec. Les jeunes semblaient très heureux de compétitionner entre eux lors d’un camp. L’été prochain, nous aurons plus de temps pour mieux nous organiser. »

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