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Camp de perfectionnement du CH: Owen Beck est comme un jeune vétéran

Il fera ses débuts professionnels à Laval cet automne

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-07-02T20:54:25Z

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Owen Beck n’a que 20 ans, mais c’est le vétéran du camp de développement du Canadien qui s’est amorcé mardi matin à Brossard.

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Le choix de second tour du CH en 2022 en est à son troisième camp de développement alors il connaît le tabac et il ne s’est pas fait prier pour être là en plus de montrer ses qualités de meneur.

«C’est toujours une bonne semaine, on peut discuter avec le personnel et se mettre à jour sur le programme. Je suis aussi content d’être là pour ceux qui n’ont pas autant d’expérience dans ce camp, je peux leur parler de mon expérience.»

Le regard vif avec ses grands yeux bleus allumés, Beck dégage de l’assurance et de la confiance, mais aucune forme d’arrogance. Le jeune homme est intelligent et il mènera avec aplomb la cohorte de recrues chez le Rocket de Laval dans quelques semaines.

Owen Beck a déjà l’allure d’un meneur à 20 ans.
Owen Beck a déjà l’allure d’un meneur à 20 ans. Courtoisie Canadien de Montréal

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Maturité

Quelle est la différence entre le Owen Beck qui s’est présenté à son premier camp du genre en 2022 et celui qui est à Brossard cette semaine?

«Je dirais la maturité même si je n’ai qu’un an de plus. Mon développement sur et en dehors de la glace, comme dans le gym, par exemple, a beaucoup progressé au cours de la dernière année. J’ai découvert un nouvel état d’esprit avec cette nouvelle maturité.»

Ajoutons à cela des participations à la Coupe Memorial lors des deux derniers printemps, trophée qu’il a remporté avec le Spirit de Saginaw en mai dernier.

«Cet échange à Saginaw a été énorme pour moi, l’entraîneur Chris Lazary et son personnel m’ont aidé à préparer mes matchs et pas seulement sur le plan offensif. Il était très spécifique sur les détails à travailler et il proposait un système qui nous permettait de nous exprimer offensivement et je pense que j’en ai vraiment profité», de dire celui qui a amassé 51 points en 30 matchs après être passé de Peterborough à Saginaw l’hiver dernier.

Encourageant

Lundi, lors de sa conférence presse pour résumer la journée d’ouverture du marché des joueurs autonomes, le directeur général Kent Hughes a indiqué qu’il n’avait pas fait signer un vétéran sur une période prolongée pour éviter de freiner le développement des nombreux espoirs du club, ce qui est de la musique aux oreilles de Beck.

«Je pense que ça enthousiasme tout le monde, je le suis moi-même de voir qu’on nous fait confiance de la sorte et qu’on nous donne la chance d’évoluer et d’éventuellement pouvoir jouer un rôle.

«C’est bien de voir que l’organisation a un plan et qu’elle fait confiance aux joueurs qu’elle a repêchés tout en voyant de près à leur développement.»

Et comme le mentionnait Alex Barré-Boulet lundi, le fait que le Rocket joue à quelques dizaines de kilomètres du Centre Bell n’est pas pour nuire puisque les jeunes progressent dans la cour du grand club.

Compétition

Beck est décrit comme un joueur de centre intelligent qui est bon des deux côtés de la rondelle. En ce sens, on ne s’étonnera pas qu’il ait particulièrement aimé le jeu d’Aleksander Barkov des Panthers lors des dernières séries éliminatoires.

N’empêche qu’il se retrouve au sein d’une organisation qui compte sur plusieurs joueurs de centre, dont Nick Suzuki, Alex Newhook et Kirby Dach qui ont tous moins de 25 ans. Beck ne voit pas de la compétition, mais affiche plutôt l’enthousiasme de faire partie d’une formation talentueuse.

«Comme je le mentionnais, le plan de la direction va bon train alors j’ai l’intention d’en faire partie. Il n’y a pas eu de séries depuis quelques années, mais je crois que l’équipe n’est pas loin de revenir dans la conversation des séries et elle aura du succès.»

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