Baseball: Les Capitales pourront tenter de défendre leur titre de la Ligue Frontier


Jessica Lapinski
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Ils s'étaient qualifiés pour les éliminatoires grâce à une superbe remontée au classement, puis ils avaient signé un retour dramatique dans la dernière rencontre de la saison régulière pour terminer la campagne au sommet dans l'Est. Et clairement, les Capitales ne comptaient pas s'arrêter là.
Deux jours après avoir subi un revers crève-coeur aux mains des Jackals du New Jersey, une défaite qui les a forcés à ne disputer que des matchs sans lendemain pour le reste de cette série de type deux de trois, Québec a atteint dimanche la finale de la Ligue Frontier pour une deuxième année de suite.
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Les protégés de Patrick Scalabrini n'ont pas offert une performance électrisante comme celle de samedi, durant laquelle ils ont inscrit 10 points en une seule manche, dont quatre grâce à un grand chelem de l'ancien Yankee Greg Bird.
Ils ont cependant donné en cadeau à leurs quelque 3800 partisans réunis au Stade Canac une autre prestation offensive, triomphant 15 à 6 pour s'offrir la chance de défendre leur titre aux dépens du vainqueur de la série qui opposait plus tard dimanche les Otters d'Evansville aux Grizzlies de Gateway.
Une victoire sans équivoque, que les Capitales ont célébrée au son de leurs traditionnels feux d'artifice, alors que quelques minutes plus tôt, dans les derniers moments du match, leurs fans très en voix avaient entonné un «olé, olé, olé» bien senti.
«C'est immense de la part de nos bâtons! a lancé leur gérant. [...] Ç'aurait été facile, après une très défaite émotive [celle de vendredi], de revenir ici sans énergie. Mais les gars sont restés concentrés, terre à terre.»
«On a tellement passé un moment difficile dans le premier match, en perdant en 10e manche, a renchéri le joueur d'arrêt-court Jesmuel Valentin. Mais on savait qu'on serait de retour. [...] Quand on s'est levé le lendemain, on savait que quelque chose de bon allait se produire.»
Fier de ses guerriers
Les Capitales ont une tradition de gagnants et on pourrait croire qu'un championnat de section, alors que le titre ultime n'est pas acquis, n'est en quelque sorte qu'un passage obligé pour l'équipe.
Mais sur le terrain, alors que bon nombre d'adeptes criaient encore dans les estrades, Scalabrini ne cessait de sourire. C'est qu'à un moment, elle a semblé très loin, voire inaccessible, cette occasion de jouer une fois de plus en séries.
En juin, l'entraîneur avait dit à quelques personnes qu'il ne voyait pas son club y accéder. Et dimanche, il a pu goûter à la traditionnelle douche de Gatorade, qui est un peu venue «nettoyer» celle de bière que ses joueurs lui avaient servie un peu plus tôt.
«De la manière dont on a commencé la saison, tout croche, après avoir remporté le championnat... on a été capable de se replacer grâce à une couple de guerriers qu'on a dans cette équipe, a pointé Scalabrini. Je suis vraiment fier de quelques-uns de ces guerriers qui en ont donné beaucoup plus que ce à quoi je me serais attendu dans les dernières semaines.»
La belle «vibe» est restée
La veille, Scalabrini disait justement que ses joueurs étaient assez intelligents pour garder la «vibe» de leur victoire de 14 à 2, tout en retombant rapidement sur leurs pieds.
Le gérant ne s'était pas trompé. C'est exactement ce que les Capitales ont fait.
Dans un effort collectif - tous les joueurs sauf T.J. White ont produit un point dans ce match -, ils ont répliqué à chacune des poussées offensives de leurs rivaux, qui avaient pourtant été une redoutable machine à l'attaque durant la saison.
Un fait d'armes qu'ils ont réalisé de belle manière à la deuxième et à la cinquième manche, au cours desquelles ils ont chaque fois contourné le marbre à cinq occasions, notamment grâce à deux points produits de Bird, puis à un circuit de deux points de Valentin.
Québec a aussi profité des largesses des artilleurs adverses dans un deuxième match de suite, pendant que leur partant, Ruben Ramirez, contenait la menace en donnant neuf coups sûrs, mais seulement deux points mérités, en cinq manches.
«Pas le choix d'y croire»
Les Capitales poursuivront donc leur chemin en séries mardi et mercredi, au Stade Canac, avant de mettre le cap vers l'Ouest. Un stade Canac dans lequel ils n'ont pas perdu en éliminatoires depuis l'an dernier.
Et ils comptent bien profiter de cet amour inconditionnel de leurs fans afin de poursuivre sur leur lancée.
«L'ambiance ici, c'est électrique. [Samedi], c'était malade, les gars en parlaient encore [dimanche] à quel point c'est quelque chose qui ne se vit nulle part ailleurs», a souligné Scalabrini.
«On a cette confiance-là, séries ou pas. Durant toute l'année, on est revenu tard dans des matchs, on y croyait du début à la fin. Les gens sont tellement crinqués qu'on dirait qu'on n'a pas le choix d'y croire jusqu'à la fin.»