Baptiste Pollier: des Centaures de Grenoble à champion de la «Grey Cup»


Benoît Rioux
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VANCOUVER | La recrue française Baptiste Pollier, membre de l’équipe d’entraînement des Argonauts de Toronto, n’en revient pas d’avoir eu la chance de vivre d’aussi près un championnat de football en Amérique du Nord.
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«Je me sens comme dans un rêve car j’ai commencé le football américain un peu pour essayer, il n’y a pas si longtemps, en France, et seulement quelques années plus tard, me voilà champion de la “Grey Cup”, a réagi le natif de Grenoble. C’est génial!»
Ancien joueur de handball en Europe, le joueur de ligne défensive, qui fait 6 pi 2 po et à peine 245 lb, a donc commencé le football à 21 ans avant de se joindre, dès l’année suivante, aux Gee-Gees de l’Université d’Ottawa. C’est le président de son ancien club français, les Centaures de Grenoble, qui avait ainsi recommandé Pollier à Denis Piché, coordonnateur du recrutement chez les Gee-Gees.
«C’est tellement différent le football en France comparativement à l’Amérique du Nord. On a une petite communauté, et ici, c’est vrai, c’est réel», a formulé l’athlète aujourd’hui âgé de 26 ans.
Deux mondes différents
Le Français s’est dit épaté de voir tous les partisans présents dans les rues de Vancouver de même que dans les gradins durant cette finale de la Coupe Grey.
«Il y a différents jerseys, même ceux des équipes qui ne sont pas de la finale», a-t-il constaté.
Rien à voir avec ce qu’il a d’abord vécu chez les Centaures de Grenoble en 2020...
«Si c’était un gros match, on pouvait peut-être atteindre de 800 à 1000 partisans, a évalué Pollier. Souvent, ç’avait lieu dans un stade de rugby de grandeur moyenne. Il y avait des tambours pour mettre de l’ambiance.»
«La différence reste immense, et principalement, j’ai envie de dire que les infrastructures ne sont pas du tout de la même envergure, a repris l’athlète. Chez les Centaures, on avait une petite équipe avec beaucoup moins d’entraîneurs. Ici, il y a aussi tout le département des opérations et des physiothérapeutes...»
Son premier sac
La question complémentaire: est-ce que Pollier conserve un souvenir particulier relié aux Centaures?
«J’ai surtout évolué là-bas pendant la pandémie [de COVID-19], mais je vais toujours me souvenir de mon premier sac du quart dans un match contre les Grizzlys Catalans de Perpignan, a-t-il dit. C’était nouveau pour moi. Techniquement, ce n’était pas un sac incroyable, mais juste le fait d’en faire un, c’était extraordinaire!»
Le nom sur la coupe
Après avoir admiré ses coéquipiers des Argonauts cette saison, Pollier rêve maintenant d’un premier sac dans la Ligue canadienne de football. Puisqu’il figurait sur l’équipe d’entraînement, le nom de Pollier ne sera d’ailleurs pas gravé officiellement sur la coupe.
«À ma première saison, je la gagne, et lors d’une prochaine, je vais la gagner et il y aura mon nom sur la coupe», planifiait déjà Pollier.