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Bannie l'an dernier, Aryna Sabalenka «pleurait» quand elle voyait Wimbledon à la télévision

Photo AFP
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2023-07-02T12:00:00Z

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LONDRES | Il y a un an, Russes et Biélorusses ne pouvaient mettre les pieds à Wimbledon. La Fédération anglaise de tennis avait pris cette décision en représailles à l'invasion de l'Ukraine par ces deux pays. «Je n'avais pas regardé grand-chose, a révélé la Biélorussienne Aryna Sabalenka, samedi. Chaque fois que Wimbledon était à la télévision, je pleurais, alors...»

La deuxième favorite était donc émue quand elle a remis les pieds au All England Club, cette semaine. Et elle l'était encore lorsqu'elle a rencontré les journalistes durant la journée des médias. 

«Je suis super contente d'être ici, a-t-elle souri. Cet endroit m'a vraiment manqué. Je ne peux pas croire que j'y suis.»

Mais si les Russes et Biélorusses sont de retour à Londres, la guerre en Ukraine, elle, n'est pas terminée. Le sujet a été maintes fois abordé à Paris le mois dernier, où des joueuses ukrainiennes ont refusé de serrer la main à leurs adversaires originaires de ces deux pays. 

Ce fut le cas d'Elina Svitolina, que Sabalenka avait tout de même attendue au filet après sa victoire en quarts de finale, tout en sachant très bien que l'Ukrainienne ferait l'impasse sur les traditionnelles félicitations. 

Aryna Sabalenka a attendu Elina Svitolina au filet pour la traditionnelle poignée de main après sa victoire en quarts à Roland-Garros, tout en sachant que l'Ukrainienne ne s'y rendrait pas.
Aryna Sabalenka a attendu Elina Svitolina au filet pour la traditionnelle poignée de main après sa victoire en quarts à Roland-Garros, tout en sachant que l'Ukrainienne ne s'y rendrait pas. Photo AFP

Sabalenka avait aussi refusé deux fois de se rendre en conférence de presse, disant se sentir menacée par les questions d’un journaliste ukrainien sur sa position sur la guerre et ses relations avec l’autoritaire chef du Bélarus, Alexandre Loukachenko.

Pas de politique cette fois?

Cette fois, la championne des Internationaux d'Australie a annoncé d'emblée, dans sa conférence de presse, qu'elle ne parlerait pas de politique durant le tournoi. 

Interrogée à savoir s'il s'agissait de sa décision ou si elle avait subi de la pression afin de faire cette déclaration, Sabalenka a dit que c'était un choix personnel. 

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