LCF à Québec: le Rouge et Or serait un «ardent supporter»... mais ça prend un stade, dit Tanguay


Stéphane Cadorette
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Au cours des deux dernières décennies, chaque fois que la possibilité d’implanter une équipe de la LCF à Québec a été mentionnée, nombreux sont ceux qui ont pensé que le Rouge et Or football s’y opposerait afin de protéger son territoire. Jacques Tanguay assure qu’il n’en est rien.
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En entrevue avec Le Journal, le président du club a vite coupé court à la question quand le sujet a été évoqué.
« Avec un projet de stade, on sera les plus ardents supporters de l’arrivée d’une franchise professionnelle à Québec », a-t-il tranché.
« Le problème, c’est qu’on ne peut pas penser à une équipe de la LCF au PEPS. Même à McGill, où jouent les Alouettes, ce n’est pas très approprié pour la ligue et pas juste en termes d’estrades. On parle de services de base comme les toilettes, la restauration et les loges corporatives. Quand tu vas dans un stade comme celui de Regina, tu es dans un autre monde », a-t-il rappelé.
Quant à savoir si un agrandissement du PEPS serait envisageable pour limiter les coûts, l’homme d’affaires n’y voit pas une solution.
« Ce n’est même pas une question de volonté. Ce serait extraordinaire de pouvoir partir de la base qu’on a là parce que ce serait probablement la chose la plus facile de monter à 30 000 places. Mais regarde ce qui est à l’est et regarde ce qui est à l’ouest.
« Tu ne peux même pas rajouter une rangée, il faudrait détruire le stade intérieur qui a été construit. De l’autre côté, tu ne peux pas en rajouter non plus parce que tu es collé sur la bâtisse du PEPS », a fait valoir Tanguay.
Quant à l’ajout d’estrades derrière les zones des buts, il n’y croit pas davantage.
« Tu peux bien ajouter 3000 places, mais ce sont tes moins bons billets dans le stade. Agrandir ton stade par tes moins bonnes places, ce n’est pas un investissement justifié », estime-t-il.
Un intérêt réel
Tanguay affirme ne pas douter de l’intérêt du commissaire de la LCF, Stewart Johnston, à l’égard de Québec.
« Sauf que le commissaire ne fera jamais un chèque ! » s’est-il empressé de dire.
« Je suis convaincu qu’il pousse, et avec raison, pour développer sa ligue dans l’Est. Ici, mon organisation serait la première à encourager la venue d’une équipe professionnelle à Québec. Ce serait un débouché pour nos joueurs, mais surtout, une activité d’importance majeure pour le public. Il faut penser à notre ville et le domaine sportif amène beaucoup plus qu’une équipe et une game. »