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Avec la signature de Mike Matheson, la pression est maintenant sur les épaules de Kent Hughes

Photo portrait de Antoine Roussel

Antoine Roussel

2025-12-02T11:00:00Z

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La trame narrative a changé chez le Canadien. Fini l’époque où il fallait surpayer des joueurs pour qu’ils veuillent jouer à Montréal. Au contraire, maintenant, ce sont les joueurs qui acceptent un salaire plus bas que ce qu’ils auraient pu avoir ailleurs, pour rester avec l’équipe.

• À lire aussi: Tous les critères de Mike Matheson remplis : son agent nous explique la négo

On pense à Lane Hutson, on pense même à Jake Evans, qui aurait sans doute pu obtenir un peu plus d’un autre club. Et maintenant, on pense à Mike Matheson.

C’est une excellente nouvelle que le Canadien se soit entendu pour cinq autres années avec Matheson. Et c’est une excellente nouvelle que le Canadien ait réussi à le convaincre de signer pour aussi peu cher. Ça veut dire que Montréal est devenu une destination.

Photo Getty Images via AFP
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En l’absence de Kaiden Guhle, qui est souvent absent en passant, la brigade défensive a besoin de gars fiables comme lui, capables de jouer de grosses minutes.

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Le Canadien ne pouvait pas se permettre de perdre un maillon fort comme Matheson. Même quand il commet des erreurs comme celle contre l’Avalanche du Colorado, en fin de semaine (mais après tout, quel joueur n’a pas commis d’erreur contre l’Avalanche !).

On se souvient, en février, de Nick Suzuki qui serait entré dans le bureau de Kent Hughes pour lui demander de ne pas être vendeur à la date limite des transactions. Le directeur général avait accepté, à la condition que l’équipe montre ce qu’elle avait dans le ventre.

Elle l’a fait. Et maintenant, les gars veulent gagner la coupe Stanley à Montréal. Ils savent que ça va être époustouflant.

S’il avait fallu...

Mais vous vous imaginez s’il avait fallu que Matheson parte à ce moment? C’est un leader de cette équipe.

Un départ comme ça, ç’aurait eu l’effet d’une bombe dans un vestiaire.

On sait que Matheson est capable de faire 50 points par saison, et il en ferait encore davantage s’il avait plus d’opportunités offensives.

En fait, s’il jouait avec Hutson, on pourrait comparer ce duo à celui de Cale Makar et de Devon Toews, au Colorado.

Photo Getty Images via AFP
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Toews touche en moyenne 7,25 M$ pour sept ans. Matheson aura en moyenne 6 M$ pour les cinq prochaines saisons.

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Tout à l’avantage du CH

Ce contrat, il est tout à l’avantage du Canadien. C’est une aubaine. On peut le dire: le défenseur montréalais s’est maintenant donné corps... et âme pour l’équipe.

Je pensais qu’il obtiendrait plus par année s’il s’entendait pour cinq ans, ou qu’il aurait signé un plus gros, mais plus long contrat, dans le but de diminuer son impact sur la masse salariale vers la fin.

C’est ce qui en a surpris plusieurs. Et si on veut continuer dans le jeu des comparaisons, on peut prendre le cas de Nicolas Hague, qui touche 5 M$ annuellement pour quatre saisons avec les Predators de Nashville.

On parle d’un défenseur purement défensif, qui ne bouge pas la rondelle comme Matheson.

Je lève mon chapeau à Matheson, qui est passé de la parole aux actes.

Mais maintenant, la pression est sur les épaules de Hughes.

Photo MARTIN ALARIE
Photo MARTIN ALARIE

Parce que si des joueurs qui ont laissé de l’argent sur la table pour gagner avec une équipe voient qu’elle n’est pas utilisée à bon escient, s’il reste de la place sous le plafond salariale, ça peut causer des conflits à l’interne.Hughes a de la place pour naviguer, puisque son noyau est signé à long terme.

Imaginez si le CH a 20 M$ de disponible et qu’il a toujours un trou au centre du deuxième trio...

Surtout que le plafond salarial va exploser dans les prochaines années.

L’exemple de Rantanen, Necas et Nelson

Parlant d’argent: ça me ramène au Colorado. La saison dernière, l’Avalanche a échangé un de ses meilleurs joueurs en Mikko Rantanen. C’est une transaction qui avait été décriée par plusieurs, dont moi.

Mais cet échange lui a permis d’obtenir Martin Necas. Et Necas s’est parfaitement intégré.

Rantanen a signé un nouveau pacte qui lui rapporte en moyenne 12 M$ par saison avec les Stars de Dallas. Necas, lui, touche encore 6,5 M$ cette année. Et leur impact, sur la glace, est similaire.

Avec l’argent économisé, l’Avalanche a pu aller chercher Brock Nelson, son deuxième centre. Ici, la masse salariale les a forcés à être créatifs.

Mais le danger est aussi vrai si une équipe a trop d’espace...

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