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Auteur-compositeur-interprète en pleine ascension, Thomas Ariell rend hommage à son idole Richard Desjardins sur son nouvel album

Marie-Claude Doyle

2026-03-26T10:00:00Z

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Après avoir lancé le EP folk-rock Déraciné en 2023, l’auteur-compositeur-interprète Thomas Ariell prend un virage plus country avec Entre deux eaux, un EP bien ancré dans son Abitibi-Témiscamingue natale. L’artiste rend d’ailleurs hommage à un grand de la chanson de sa région, Richard Desjardins.

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Trois ans après avoir lancé Déraciné, un EP aux sonorités folk-rock, Thomas Ariell prend un virage folk-country, un style qui s’enracine davantage dans toutes les sphères de la vie de ce natif de Palmarolle, en Abitibi-Témiscamingue. Son second EP, Entre deux eaux, en témoigne par son titre, qui est la signification du mot anishinaabe Abitibi. « Comme je suis parti de l’Abitibi à 17 ans pour m’établir à Montréal, quand je compose des tounes, aussitôt que je parle de quelque chose de plus nostalgique, c’est l’Abitibi qui me vient en tête. Comme je suis entre la ville et la région, entre deux styles de musique, entre être super engagé mais accessible et plaire aux gens, ça finissait que c’était aussi la signification de l’Abitibi en soi, qui est ma région natale », raconte l’auteur-compositeur-interprète de 26 ans.

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Un grand admirateur de Richard Desjardins

Des cinq pièces du EP, la dernière, Le cycle des saisons, se veut un clin d’œil à la chanson ... Et j’ai couché dans mon char, de Richard Desjardins, un artiste de son coin natal envers qui il éprouve une grande admiration. « Pour moi, c’est l’un des plus grands auteurs-compositeurs-interprètes que le Québec a connu et ça adonne qu’il vient de Rouyn-Noranda. Quand j’étais jeune, j’entendais parler de Richard Desjardins. Je connaissais une couple de ses classiques et, au cégep, je me suis mis à écouter ses albums et ce qu’il a fait avec son band Abbittibbi. Je trouve que dans l’écriture des chansons, il a trouvé la parfaite balance entre, d’un côté, des tounes super légères et bien écrites dans le langage populaire et, de l’autre, des grandes chansons avec des grandes images renversantes. J’essaie de m’inspirer de ça dans mon écriture. » Il ne l’a pas encore rencontré, mais Desjardins est au courant de l’existence des soirées Boomtown, qu’il a créées en 2024 et qui se tiennent une fois par mois au Verre Bouteille. Celles-ci sont en l’honneur de l’album et de la chanson du même titre de son idole, Boomtown café. Il y reçoit des artistes qui viennent présenter leur univers.

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De l’Abitibi à Montréal

Thomas Ariell est le nom d’artiste qu’il s’est choisi à partir de ses deux prénoms. « Je trouvais que ça sonnait bien ! J’ai rajouté un l à la fin d’Ariel pour rappeler mes initiales », explique-t-il, car son nom de famille est Lord Langlois. Lorsqu’il avait quatre ans, ses parents l’ont inscrit à des cours de piano, comme ils l’avaient fait pour sa sœur, de trois ans son aînée. Cette dernière n’en a pas fait une carrière, puisqu’elle est chargée de projets pour une compagnie de construction, mais Thomas, de son côté, a vite attrapé la piqûre de la musique. « Petit à petit, j’ai commencé à jouer de la guitare et à me former des bands de covers au secondaire. À l’école, quand il a fallu que je choisisse ce que j’allais faire dans la vie, j’ai voulu déménager à Montréal pour faire de la musique. » Il a amorcé son parcours en musique jazz au cégep Marie-Victorin. « Ç’a été très formateur d’étudier en jazz. J’en joue encore pour le plaisir », dit-il. Après, il est allé en chant populaire à l’UQAM, où il a obtenu son diplôme en 2023.

Une percée en France

L’an dernier, il s’est fait remarquer à Ma première Place des Arts, à la vitrine du FRIMAT (Festival de la relève indépendante musicale en Abitibi-Témiscamingue) et au Festival international de la chanson de Granby. Pour ce dernier, il a remporté un prix lui permettant d’aller se produire sur la scène d’un festival à Saint-Malo, en France, en août. « Ça va être ma première porte d’entrée en France. Je vais essayer de me faire des contacts là-bas et de faire d’autres shows. » D’ici là, il partira dès le 11 avril sur les routes du Québec pour la tournée 3 pour 1, qu’il fait conjointement avec les artistes Tom Chicoine et Patrick Bourdon. Le trio s’est connu par l’entremise d’amis communs. « Tom Chicoine, c’est aussi mon partenaire de tennis par excellence ! », dit-il.

Le EP Entre deux eaux est disponible sur les plateformes numériques et le spectacle-lancement aura lieu le 21 mai, au Quai des brumes.

Il anime les soirées Boomtown au Verre Bouteille. Pour connaître toutes ses dates de spectacles, consultez ses réseaux sociaux.

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