Audrey Roger souhaite tenter sa chance à Los Angeles
Nathalie Slight
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Pétillante et lumineuse dans la vraie vie, Audrey Roger se voit souvent confier des rôles de femmes écorchées, tourmentées et marquées par la douleur. Un contraste frappant qu’elle embrasse avec une intensité et une sensibilité désarmantes, notamment via son rôle de la mystérieuse Christelle dans Indéfendable.
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Audrey, que peux-tu nous dire sur ton rôle dans Indéfendable?
Christelle est retrouvée à Montréal, alors qu’elle est totalement désorientée. Elle se fait prendre en charge par les autorités et se retrouve à l’hôpital en choc post-traumatique, après avoir été hébergée chez une famille en apparence normale. Je n’en révèle pas plus, puisque son histoire est très surprenante. Je ne veux pas vous dévoiler de punchs.
Toi qui dégages une réelle joie de vivre dans la vraie vie, où puises-tu cette énergie plus dramatique ?
J’aime camper des personnages poignants, déchirants, sombres, loin de moi. Comme je suis très proche de mes émotions, j’ai une certaine facilité à plonger dans le drame. Je suis tellement sensible qu’un petit détail peut profondément venir me chercher. Par exemple, tout comme moi, Christelle est née en Haïti. Mais nos points en commun s’arrêtent-là, puisqu’elle a connu une vie extrêmement difficile.

Tu es née en Haïti ?
Oui. Nous sommes une famille de cinq enfants. Mon frère aîné et moi sommes nés en Haïti et les trois autres, à Montréal. Mais comme je suis arrivée ici à l’âge d’un mois seulement, c’est via l’histoire de mes parents que je connecte avec mon pays d’origine. Lors du tournage d’Indéfendable, une image m’a beaucoup marquée : une figurante d’origine haïtienne s’est mise à pleurer lors de mon témoignage. La voir dans un tel état m’a bouleversé, car elle me faisait beaucoup penser à ma maman. Après le tournage, je suis allée la voir et elle m’a pris spontanément dans ses bras. Même si l’histoire de Christelle relève de la fiction, ça brasse quand même beaucoup d’émotions.
Lors de ta dernière entrevue avec nous, tu nous as parlé de ta sœur qui exerce le métier de mannequin. Habite-t-elle toujours à New York ?
Carmel évolue toujours dans le milieu du mannequinat, mais habite maintenant à Los Angeles. D’ailleurs, j’ai l’intention d’aller la rejoindre, car j’ai trouvé une agence pour me représenter là-bas. Je suis présentement en attente de mon visa pour travailler là-bas. Je sais que ça brasse politiquement aux États-Unis présentement, mais j’ai quand même envie de tenter ma chance à Los Angeles, entre deux contrats ici, puisque ma passion première reste le jeu.
Tu aimerais décrocher des contrats d’acting ou de mannequinat chez nos voisins américains ?
Ce qui semble le plus probable en ce moment, c’est de débuter avec le mannequinat, puisque j’ai des contacts dans cette industrie grâce à ma sœur. Au Québec, je travaille déjà en collaboration avec des designers et des produits de beauté américains, donc je ne pars pas de zéro.
C’est vrai qu’ici, on te connaît en tant que comédienne pour tes différents rôles et pourtant, tu fais ton chemin en tant que mannequin !
En ce qui a trait à ma sœur Carmel, c’est son véritable métier. De mon côté, je me considère comme une actrice qui décroche des contrats de mannequinat de temps en temps, pour le plaisir. Je suis passionnée de jeu, de mode et de voyage. Quand je peux combiner mes passions, c’est le bonheur ! Récemment, ma sœur et moi avons été invités à un événement mode à Aspen. On se trouvait bien chanceuse d’être dans un endroit aussi magnifique ensemble.
Vous êtes cinq enfants dans la famille Roger, mais tu sembles très proche de Carmel. Est-ce difficile de vivre à distance l’une de l’autre ?
Oh, que oui ! Ma sœur, c’est mon petit bébé d’amour ! Elle me manque, c’est certain. Mais avec la technologie, on a l’impression d’être ensemble, malgré la distance. Le soir, on jase en FaceTime quand on va se coucher et il n’est pas rare que Carmel et moi, on s’endorme au téléphone. J’ai donc mon amoureux Aaron d’un côté et ma sœur de l’autre, qui dort en FaceTime sur mon oreiller (rires).

Depuis combien d’années Aaron et toi filez-vous le parfait amour ?
Quatre ans maintenant. Aaron évolue toujours dans le milieu de la mode. Il revient tout juste de Milan, où il a travaillé en tant que styliste. Il est toujours mannequin, mais ce sont vraiment ses contrats de stylismes qui ont pris le dessus.
Outre la mode, Aaron et toi avez une passion pour la bonne bouffe. Ton Instagram est rempli de petits plats qui ont l’air délicieux !
J’aime manger et j’aime aussi cuisiner. C’est drôle parce que, lorsque j’étais en visite dernièrement à Los Angeles, un collègue de ma sœur est resté très surpris de me voir préparer le souper. Comme Carmel ne cuisine pas du tout, il était persuadé que toute la famille Roger était comme elle ! Et pourtant, je ne préparais rien de compliqué : du poisson avec des haricots, mais il était quand même très impressionné. (rires)
Cuisines-tu souvent pour tes proches ?
Chaque fois que j’en ai l’occasion. J’adore non seulement préparer de bons petits plats, mais aussi dresser une belle table, m’attarder aux petits détails comme la présentation des assiettes, l’ambiance, etc. L’art de bien recevoir, ça me vient de mon papa. C’est un geste d’amour que de préparer un bon repas pour ses proches, afin de passer du temps de qualité avec eux.
Quel est ton repas fétiche lorsque tu reçois ?
J’opte pour quelque chose de très simple : un apéritif, un plateau de fromages, fruits et charcuteries. Le but est de pouvoir jaser avec ma famille et mes amis, et non passer la majorité de la soirée à cuisiner. Pour un repas complet, j’aime cuisiner le poisson, comme le tilapia ou de la dorade. Sinon, j’adore préparer des pâtes. Je suis assez créative lorsque vient le temps de cuisinier. Il me reste une boîte de pâtes et deux ou trois trucs dans le frigo ? Je suis capable de préparer quelque chose de savoureux avec ça.
Parlons de tes looks. Tu t’amuses beaucoup avec la mode. Où déniches-tu tes vêtements ?
Je magasine sur The RealReal, une plateforme qui offre au rabais des vêtements et accessoires de designers. J’aime aussi l’idée d’offrir une seconde vie à des vêtements, mais je n’ai pas le talent de dénicher des petits bijoux en friperie. Par contre, j’adore fouiller dans la garde-robe de ma maman. Le magnifique manteau de fourrure que je portais lors de mon voyage à Aspen appartenait à ma maman. Je me considère comme choyée d’avoir une maman fashionista qui a soigneusement conservé ses plus beaux achats.