Aucunement surpris par les succès de Jason Maas


Benoît Rioux
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TORONTO | Honoré en marge de la rencontre opposant les Alouettes aux Argonauts, vendredi soir à Toronto, l’ancien quart-arrière Ricky Ray a avoué ne pas être surpris de voir son vieil ami Jason Maas connaître autant de succès comme entraîneur-chef à Montréal.
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«Jason a toujours été respecté comme joueur et c’est la même chose comme entraîneur, a raconté Ray, qui est devenu le 27e joueur à rejoindre le club sélect nommé “All-time Argos’’. Je sais que les gars aiment jouer sous ses ordres. Je ne suis pas surpris de son succès.»
Les Alouettes ont d'ailleurs gagné 30 à 20 contre les Argonauts, demeurant ainsi invaincus en quatre matchs depuis le début de la saison. Le club montréalais a par ailleurs établi un nouveau record d'équipe avec neuf victoires consécutives en saison régulière, incluant les cinq obtenues pour conclure la précédente campagne.
«J’apprécie chaque mot qu’il peut dire de moi, ça signifie beaucoup venant de lui», a commenté Maas, au terme du match, lorsqu'on lui a rapporté les propos de Ray.
«C’est le compliment ultime, a par ailleurs qualifié l'entraîneur-chef des Alouettes, concernant le fait qu'il soit apprécié par les athlètes. Quand on reconnait que les joueurs se sentent bien, ça me fait moi-même sentir bien. Je ne prends pas ça à la légère. Je suis heureux qu’on ait noté ça.»
De vieux complices
Avant la partie, Ray avait retrouvé avec plaisir Maas, mais également le directeur général des Alouettes, Danny Maciocia, pour un brin de jasette sur les lignes de côté. Il en a profité pour les féliciter discrètement pour leur récente conquête de la Coupe Grey.
«Ce sont deux gars fantastiques qui aiment le football», a résumé l’ancien quart, qui a notamment remporté deux championnats avec Maas et Maciocia, en 2003 et 2005, à l’époque des Eskimos d’Edmonton.
«C’était vraiment spécial de gagner en 2005 alors que Danny en était à sa première année comme entraîneur-chef», a souligné Ray.
«Une bonne relation»
Maas, qui est âgé de 48 ans, a aussi dirigé Ray, même si ce dernie est seulement quatre ans plus jeune que lui.
«Jason était déjà là comme joueur [à Edmonton] quand je suis arrivé et il m’a beaucoup aidé, a rappelé Ray. Après avoir été des coéquipiers, il a aussi été mon entraîneur des quarts-arrières ici, à Toronto [de 2012 à 2014]. Nous avons toujours eu une bonne relation.»

À propos du match présenté au BMO Field, force est d’admettre que les gradins étaient un peu dégarnis pour un duel opposant deux clubs invaincus jusque-là. Et parmi les partisans présents, certains gardaient un œil sur leur téléphone intelligent pour connaître le choix des Maple Leafs au premier tour du repêchage de la Ligue nationale de hockey. Remarquez que Montréal vibrait aussi davantage au rythme du Canadien et du repêchage de la LNH qu’à celui des Alouettes, vendredi soir.
– Si Toronto conserve une base de partisans de football canadien, force est d’admettre que les Argonauts passent bien après les Maple Leafs, les Blue Jays, les Raptors et le Toronto FC. En 2023, la moyenne de partisans pour un match local des Argos arrivait de loin au dernier rang de la LCF, à 14 311, et ce malgré une hausse de plus de 20% comparativement à l’année précédente.
– Rien pour aider les Argonauts à attirer les Torontois à leur match, car, vendredi soir, les Blue Jays recevaient parallèlement la visite d’Aaron Judge et des Yankees de New York.
– Pas besoin d’un grand sondage: une simple promenade dans les rues de Toronto permet de constater à quel point les autres clubs de sport professionnel sont beaucoup plus populaires que les Argonauts. Ce logo est plutôt absent chez les passants, contrairement à ceux des Maple Leafs et des Blue Jays, entre autres.