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Aubin-Mercier veut se reposer

Huit combats en moins de deux ans l’ont épuisé

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2023-11-26T21:06:46Z

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Olivier Aubin-Mercier a remporté vendredi à Washington, pour la seconde année consécutive, le championnat mondial des poids légers de la Professional Fighters League (PFL) et c’est sur cette note qu’il a l’intention de conclure sa carrière. 

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«Je pense que ça sera mon dernier combat», a-t-il lancé au milieu de la cage quelques minutes seulement après son triomphe.

Se disant fatigué après avoir disputé huit combats au cours des deux dernières années, il a mentionné avoir besoin d’un long repos, lui qui n’en a pas eu vraiment entre ses deux saisons.

«Je savais que ça s’en venait. Ça m’a brûlé de faire huit combats en deux ans. J’ai le goût de voir ma petite famille, de me promener un peu dans le monde et d’en profiter», a-t-il admis lors de son point de presse après sa victoire.

Dimanche matin, à tête sûrement plus reposée, il a réitéré ses intentions en entrevue avec Louis Jean, sur les ondes du 98.5.

Il a notamment mentionné qu’il était extrêmement difficile de revenir dans son sport après une pause d’un an. Il a également soutenu ne pas vouloir faire «le combat de trop».

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Beau parcours

Les amateurs d’arts martiaux mixtes, surtout les Américains qui étaient partisans de son adversaire Clay Collard, ont vilipendé le Québécois parce qu’à leurs yeux, il ne s’est pas battu, il s’est contenté de s’accrocher à Collard et de le tenir au sol.

Mais c’était exactement ce qu’il devait faire pour l’emporter. S’il avait disputé un combat debout où son adversaire avait pu le frapper comme il le voulait, il aurait eu peu de chance de l’emporter.

Aubin-Mercier a assurément été le meilleur dans les rounds un, deux et cinq et probablement dans le second aussi. Au quatrième engagement, il a admis avoir pris une pause parce qu’il avait «les jambes mortes».

Ça n’a certes pas donné un combat sexy, mais son efficacité technique a eu raison de Collard. Et les amateurs ont peut-être tendance à oublier que Georges Saint-Pierre ne faisait plus de K.-O. percutant à la fin de sa carrière, il l’emportait par ses capacités techniques au sol et au corps-à-corps.

Avenir financier

En trois saisons dans la PFL, Olivier Aubin-Mercier aura disputé dix combats qu’il a tous remportés.

Il quitte également avec deux chèques d’un million de dollars, ce qui est une belle façon d’assurer son avenir, lui qui soutient vivre assez simplement et qui n’a pas l’intention de se lancer dans des dépenses extravagantes.

«Cette semaine, je n’ai pas du tout pensé au million de dollars parce que je voulais finir ma carrière sur une bonne note», a-t-il d’ailleurs dit entre deux gorgées de bières après son combat.

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Il faudra que la PFL lui fasse une offre qui sera particulièrement alléchante, et pas nécessairement sur le plan financier, pour que le père de famille accepte de retourner dans la cage.

Bel héritage

Ne serait-ce que pour sa fiche parfaite, c’est un bel héritage qu’Aubin-Mercier va laisser à son sport sur la scène canadienne. Il veut surtout qu’on se souvienne qu’il ne l’a pas eu facile.

«Je veux qu’on se rappelle de ma persévérance. Personne ne croyait en moi il y a quatre ans et ç’a été dur de convaincre la PFL de me prendre.»

«J’ai commencé par des combats en début de carte et cette année, j’ai fait trois combats principaux, j’ai fait celui de la plus grosse carte de l’année, ça démontre qu’ils croyaient en moi et je suis fier de ça.»

Où se voit-il parmi les plus grands de son sport au Canada?

«Je pense que je suis avec les GSP, Rory [MacDonald], Pat Côté et David Loiseau.»

La suite

Pour l’heure, Olivier Aubin-Mercier a surtout l’intention de passer du temps avec sa famille, lui qui dit s’en être ennuyé pendant toute la semaine dans la capitale américaine.

Il va enfin pouvoir prendre les vacances qu’il avait promises à sa fille de 11 ans et qu’elle n’a pas eues l’été dernier. «Et elle va avoir sa passe de La Ronde», a-t-il lancé avec son humour habituel.

Même s’il risque de ne plus jamais monter dans une cage pour un combat, il va continuer de fréquenter le gym... et l’épicerie.

«J’ai l’intention de rester en forme et de manger beaucoup.»

Il ne cache pas son envie de travailler dans le monde des communications, mais ne vous attendez pas à le voir dans le coin d’un autre combattant. Le métier d’entraîneur ne l’intéresse pas le moins du monde.

«Mon but n’est pas de devenir un coach. Je vois ce que Firas [Zahabi] et Richard [Ho] font et je ne veux pas leur vie», a-t-il blagué après sa victoire.

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