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Expansion de la PFL: le circuit qui veut déranger l’UFC

La PFL prend une expansion rapide et vient d'ajouter Bellator à son portefeuille

Olivier Aubin-Mercier est l'une des vedettes de la PFL.
Olivier Aubin-Mercier est l'une des vedettes de la PFL. Photo courtoisie PFL
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2023-11-24T20:05:39Z

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WASHINGTON D.C. | Le Québécois Olivier Aubin-Mercier est la tête d’affiche de la finale de la PFL vendredi, mais quel est exactement ce circuit assez jeune? Explications. 

Depuis 20 ans, l’UFC domine le monde des arts martiaux mixtes (AMM) et peu de circuits l’ont ébranlée. La Professional Fighters League (PFL) a l’intention de changer les choses.

Il s’agit pourtant d’une entité qui est toute jeune puisqu’elle a été fondée en 2017 par le banquier en investissement Donn Davis. Les activités ont été lancées officiellement l’année suivante à la suite de l’acquisition de la World Series of Fighting, un circuit formé en 2012.

Ce qui fait la particularité de la PFL, et ce qui attire de nombreux combattants, c’est le format de la compétition qui est un tournoi qui se déroule sur une saison.

Ainsi, les athlètes vont disputer trois combats qui vont leur permettre d’accumuler des points selon leurs résultats. Les quatre combattants ayant le plus de points dans chacune de six catégories de poids vont ensuite passer en demi-finale.

Plutôt qu'un octogone, la PFL utilise une cage à dix côtés.
Plutôt qu'un octogone, la PFL utilise une cage à dix côtés. Photo courtoisie PFL

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Avant-garde

La PFL s’est fixé comme objectif de réinventer les arts martiaux mixtes. Une première étape a été la création de la SmartCage, la cage où ont lieu les combats.

Il s’agit ici d’une cage à dix côtés plutôt que d’un octogone comme dans les autres séries d’AMM. De plus, la cage est dotée de capteurs qui permettent de diffuser une multitude de données sur le duel en temps réel, ce qui est un énorme avantage dans les reportages télévisés.

Mais là où la PFL s’est distinguée, c’est en offrant une bourse d’un million de dollars à chacun des champions des catégories de poids. Olivier Aubin-Mercier l’a d’ailleurs remportée chez les poids légers l’an passé.

On parle donc de la soirée de vendredi comme étant la «soirée la plus riche des arts martiaux mixtes».

Investisseurs connus

La PFL a rapidement démontré son sérieux en allant chercher des investisseurs de renom. 

Parmi ceux-ci, notons l’ancien joueur de la NFL Marshawn Lynch et le rappeur Wiz Khalifa. La PFL a également levé 65 M$ lors d’une ronde de financement en 2021 pour un financement total de 175 M$. C’est donc un organisme qui a les reins solides financièrement.

On est aussi allé chercher des dirigeants de renom, comme le PDG Peter Murray, un ancien de la NFL. L’ancien joueur de baseball Alex Rodriguez a également intégré le bureau de direction.

Avec l’intérêt à la hausse chez les combattants et les amateurs, la PFL a également lancé une ligue européenne. On se trouve alors dans un mode d’expansion.

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Jake Paul
Jake Paul Photo d'archives, WENN

Développement

Le développement passe par l’influenceur et boxeur Jake Paul qui contribue au lancement de la série Super Fights. Il s’agit dans ce cas-ci de cartes de combats qui ne font pas partie de la ligue de la PFL.

Le circuit met également en place la Challenger Series dont l’objectif est de développer le jeune talent pour s’assurer d’un roulement intéressant parmi les combattants.

Mais tout n’est pas parfait dans l’univers de la PFL. Au cours de la première moitié de la saison actuelle, une dizaine de combattants ont échoué à leur test antidopage. 

Pour remédier à la situation, on fait appel à l’Agence antidopage américaine afin de superviser les tests, comme l’UFC l’a fait par le passé.

Olivier Aubin-Mercier fait son entrée lors d'un gala plus tôt cette année.
Olivier Aubin-Mercier fait son entrée lors d'un gala plus tôt cette année. Photo courtoisie PFL

Explosion

Lundi dernier, à quelques jours de la grande finale de la saison, la PFL annonçait avoir fait l’acquisition de Bellator, la série rivale de l’UFC.

D’un seul coup, le circuit devient le meneur mondial des arts martiaux mixtes en compagnie de l’UFC qui était jusqu’alors dans une position de quasi-monopole. 

Autant l’UFC que la PFL comptent sur un bassin d’athlètes dont 30% font partie du top 25 des classements mondiaux indépendants.

Cette transaction lui offre une plateforme pour des combats uniques, en dehors du format de la ligue, avec Bellator dont l’image de marque sera modifiée dans les mois à venir.

Et on fera culminer le tout avec un méga gala opposant les champions de la PFL et ceux de Bellator. La série, dont la force est le marketing créatif, a donc frappé un coup de circuit avec cette acquisition.

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