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Aubin-Mercier défend son titre

Il annonce également que c’était son dernier combat

Olivier Aubin-Mercier a remporté un deuxième titre des poids légers de la PFL.
Olivier Aubin-Mercier a remporté un deuxième titre des poids légers de la PFL.
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2023-11-25T07:14:22Z

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WASHINGTON, D.C. | Olivier Aubin-Mercier a réussi. Il a défendu avec succès son titre de champion du monde des poids légers de la Professional Fighters League (PFL) vendredi soir. 

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Dans un combat qui a été à la limite de cinq rounds, il a défait l’Américain Clay Collard par une décision unanime des juges en dominant au moins trois des cinq rounds. Il a ainsi mis la main sur une autre bourse d’un million de dollars après celle remportée l’an passé.

Après son «Québec is back tabarnak» lancé à la suite de sa victoire l’an passé, il a récidivé par un «Back to back tabarnak» très senti au début de son entrevue sur le ring, ce qui a soulevé les nombreux Québécois présents.

Grâce à cette victoire, Aubin-Mercier conserve une fiche immaculée de dix victoires en autant de combats lors des trois dernières saisons de la PFL. 

Vendredi soir, il a livré le combat qu’il devait livrer en misant sur ses qualités techniques, contre un adversaire qui voulait l’entraîner dans un combat de ruelle.

Courtoisie PFL
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La fin

Depuis plusieurs mois, le combattant montréalais laissait entendre qu’il n’avait plus la même motivation et qu’il entendait se retirer à la fin de la saison.

Il a confirmé qu’il avait l’intention d’accrocher ses gants et de prendre du repos.

«Je suis fatigué, c’est difficile pour moi de dire ça, mais je pense que c’est fini», a-t-il dit le trémolo dans la voix.

Il a ensuite essuyé des larmes en parlant de sa famille, avec laquelle il a envie de passer beaucoup de temps dans les mois à venir.

Pas satisfait

Exigeant envers lui-même, Aubin-Mercier n’était pas entièrement satisfait de son combat malgré la victoire.

«Ce n’est pas la meilleure façon de finir une carrière, mais ce n’est pas la pire non plus. J’aurais aimé achever Clay, j’ai presque réussi au cinquième round, mais il est dur ce fils de p***.»

Il affirme même que Collard lui a donné une bonne frousse par son endurance.

«J’ai eu un peu peur parce que lors des deux premiers rounds, j’ai pris son dos et j’avais les jambes mortes et je me suis dit, il me reste encore trois rounds. J’ai dû être un peu plus technique et j’en suis très fier même si j’aurais préféré l’achever.

«J’ai dû gérer les rounds. Au quatrième round, j’ai pris un peu de répit pour revenir en force au cinquième. Je n’étais pas sûr d’avoir gagné le troisième alors je voulais prendre ça un peu plus relaxe et tuer le temps pour finir en force et ç’a fonctionné.»

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Combat technique

Aubin-Mercier a amorcé le combat avec aplomb en amenant plutôt rapidement Collard au sol, où il a pu déployer ses qualités techniques. Il est même venu bien près de réussir un étranglement.

Collard a tenté de frapper Aubin-Mercier au deuxième engagement puisque c’est un cogneur, mais le Québécois a une fois de plus été en mesure d’aller au sol pour continuer son travail d’usure sur son adversaire, qui était parfois sans défense, dans une position difficile.

Collard a affiché plus de mordant lors de la troisième reprise, réussissant à décocher plus de coups de poing. Aubin-Mercier a cependant réussi deux bonnes projections au sol sans toutefois pouvoir en profiter.

Après deux premiers dominés par Aubin-Mercier et un troisième plus partagé, Clay Collard a monté en puissance au quatrième engagement, plaçant de bons coups de poing en plus de contrôler physiquement son rival.

Aubin-Mercier a conclu le combat comme il l’avait commencé, en amenant Collard au sol et en venant bien près de réaliser l’étranglement. On se demande encore comment l’Américain est parvenu à se défaire de l’emprise qu’avait le Québécois autour de son cou.

Courtoisie PFL
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Ambiance

Même s’il y avait six combats de championnat du monde, tous assortis d’une bourse d’un million de dollars, on ne peut pas dire qu’on a eu droit à une soirée enlevante à Washington.

Il avait fallu attendre l’avant-dernier combat pour voir le Brésilien Renan Ferreira battre le Russe Denis Goltsov par K.-O. technique, l’arbitre devant intervenir parce que Golstov ne pouvait plus se défendre après avoir été envoyé au sol par une puissante frappe de Ferreira et avoir essuyé une rafale de coups.

Au moins, pendant le combat principal entre Aubin-Mercier et Collard, il y a eu un peu d’action dans une foule autrement bien tranquille.

Pendant que les Québécois agitaient des drapeaux fleurdelisés avec les initiales d’Olivier Aubin-Mercier, les Américains, quelle surprise, répondaient par des «USA, USA, USA!» Mais c’est à peu près tout.

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