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Moments privilégiés sur les allées du Augusta National : Rory McIlroy et son père se rappellent de tout le chemin parcouru

Le champion en titre du Tournoi des Maîtres a profité à profité d'un privilège accordé aux détenteurs du veston vert d'inviter quelqu'un à jouer en ronde d'entraînement

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Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2026-04-07T20:13:23Z

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AUGUSTA | Rory McIlroy vit plus léger depuis 12 mois. Ce poids sur les épaules qui l’oppressait sur les allées de l’Augusta National depuis plus de 10 ans est disparu. Le champion en titre du veston vert a ainsi profité de chaque seconde d’un privilège seulement accordé aux vainqueurs.

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Dimanche, il a choisi son père comme invité spécial dans une ronde d’entraînement. Le duo s’est rappelé tous les petits moments qui ont mené à ce rêve d’un couronnement à Augusta.

« Chaque fois que j’ai la chance de jouer avec lui, c’est une bénédiction. C’était une expérience extraordinaire. Nous en avons fait du chemin depuis notre ville de Holywood », a raconté le champion en titre à propos de ce pèlerinage du dimanche de Pâques dans la « cathédrale » du monde du golf que représente l’Augusta National.

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Le soir du 13 avril 2025, le talentueux Nord-Irlandais entrait dans l’histoire de son sport en devenant seulement le sixième golfeur de l’ère moderne à remporter les quatre titres majeurs dans sa carrière. Il suivait ainsi les Tiger Woods, Jack Nicklaus, Gary Player, Ben Hogan et Gene Sarazen.

Parents dévoués

Depuis, il flotte sur un nuage en portant son veston vert partout dans le monde, le sourire fendu jusqu’aux oreilles.

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Derrière cet exploit extraordinaire se cachent ses parents, Gerry et Rosie. Deux travailleurs « ordinaires » d’une petite ville, Holywood, située au nord-est de Belfast, en Irlande du Nord. Comme beaucoup de parents d’athlètes appartenant à l’élite mondiale, ils ont fait d’énormes sacrifices pour permettre à leur enfant unique de s’y rendre et de vivre ses rêves. Ils ont maintenu de nombreux emplois simultanément et aligné les semaines de 100 heures.

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Application des valeurs

« Parmi tout ce qu’ils m’ont appris, l’éthique de travail est sans doute ce qui ressort le plus. Ma mère travaillait de nuit et mon père cumulait plusieurs emplois. Pour moi, c’était la normalité et le cadre de mon éducation, a raconté McIlroy en conférence de presse, 48 heures avant d’amorcer la défense de son titre [ce que nul n’a réussi depuis Tiger Woods en 2002].

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« Je n’ai jamais passé beaucoup de temps avec mes deux parents ensemble, a-t-il enchaîné. J’étais soit avec l’un ou avec l’autre, car l’autre était toujours au travail. Ils savaient que leur fils rêvait de jouer au golf. En Irlande, c’est un sport relativement abordable, mais c’était coûteux de m’amener dans les différents clubs, m’inscrire dans les tournois, acheter l’équipement et couvrir les autres frais.

« L’éthique de travail et la force de la conviction sont des valeurs qu’ils m’ont le plus profondément transmises. Je dis souvent que mon père est un éternel optimiste capable de trouver le bon côté des choses même lors des journées les plus difficiles.

C’est ce qu’il m’a légué. Je suis privilégié d’avoir des parents aussi extraordinaires. »

Ce sont d’ailleurs ces valeurs qui ont percolé dans sa victoire à Augusta l’an dernier.

Après le veston vert, Rory McIlroy veut repousser ses limites

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AUGUSTA | Avec deux doubles bogueys sur le retour lors de sa première ronde qu’il a terminée à égalité avec la normale l’an dernier, le presto de Rory McIlroy aurait sifflé par le passé. Ce n’est toutefois pas ce qui s’est produit, car il a raconté avoir appliqué plusieurs valeurs qui lui ont été inculquées.

Le golfeur comptant alors quatre titres majeurs et à la recherche d’un sacre du Grand Chelem depuis 2014 a rebondi par une paire de 66 (-6) en deuxième et troisième rondes. Il a ensuite gagné en prolongation face à Justin Rose.

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Selon lui, la clé de la victoire, c’est qu’il n’a pas paniqué et réagi de façon excessive après la ronde initiale décevante comme il l’avait fait dans certains de ses 17 passages précédents à Augusta.

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Séquence déterminante

« Je n’ai pas mal réagi quand j’étais seulement à -1, aussi, après neuf trous en deuxième ronde. Je suis resté patient et cela a rapporté, car j’ai retranché 10 coups de la normale lors des 14 trous suivants. Cette séquence m’a fait gagner, a estimé McIlroy. Par le passé, j’aurais eu tendance à être plus agressif, pris les mauvaises décisions et commis des bogueys. Ç’aurait été dommageable, surtout sur ce parcours.

« J’ai réussi à ce que cela ne survienne pas. C’est ce qui a fait la différence. »

Pour la défense de son titre, McIlroy ne pourrait être plus léger. Son veston vert sur le dos, la pression a disparu, car il profite de tous les privilèges qui y sont associés.

Cela ne signifie pas pour autant que sa motivation a disparu. « Mes objectifs ont maintenant changé en les repoussant un peu plus loin.

« J’ai fini par comprendre que si l’on parvient véritablement à trouver du plaisir dans le chemin parcouru, c’est là l’essentiel. J’avais honnêtement le sentiment que le Grand Chelem en carrière représentait ma destination. En y parvenant, j’ai compris que ce n’était pas la destination.

« Il en reste encore beaucoup à accomplir. »

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