Après deux décennies très difficiles, le programme de football de McGill passé au peigne fin par une firme externe


Richard Boutin
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Avec l’objectif de redonner du lustre au programme de football qui bat de l’aile depuis trop longtemps, le service des sports de l’Université McGill a lancé un audit interne qui est mené par une firme externe et financé par le paternel de deux joueurs des Redbirds.
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Et contrairement à 2012, où le directeur des sports Drew Love avait fait une demande pour joindre les rangs de la Conférence de l’Ontario dès 2013 dans l’espoir de renouer avec le succès, McGill, cette fois-ci, veut que sa renaissance passe par le RSEQ.
«C’est un défi de plus de rivaliser avec des programmes aussi bien établis, mais il faut aussi voir ça comme un avantage, souligne le directeur du programme d’excellence des Redbirds et des Martlets, Daniel Méthot. Un changement de conférence n’est pas dans nos plans, tout comme de mettre la clef dans la porte. On veut remettre le programme sur des rails solides. On ne veut plus se contenter de participer et de se battre fort pour la quatrième place sur cinq équipes. Ce n’est pas acceptable. On ne pouvait pas ignorer que notre programme était fragile.»

La dernière saison gagnante des Redbirds remonte à 2002, saison où ils s’étaient inclinés à la Coupe Mitchell devant les Huskies de la Saskatchewan. Ils ont raté les éliminatoires à sept occasions lors des dix dernières saisons et à 13 reprises en 18 ans.
Un donateur qui tombe à point
L’entrée en scène de Louis Pilon tombe à point. Président et directeur général de JAMP Pharma, entreprise basée à Boucherville et qui est le troisième plus gros fabricant de médicaments génériques au Québec, M. Pilon souhaite offrir la meilleure expérience possible à ses deux fils et autres jeunes qui opteront pour les Redbirds.
«On aurait fait une évaluation, mais elle aurait été faite de façon différente, sans la généreuse contribution de M. Pilon, confie Méthot qui est en poste depuis un peu plus d’un an. Il veut offrir la meilleure expérience à ses fils (Thomas et Mathis) ainsi qu’à tous les jeunes qui choisissent McGill.»
Des yeux de l’extérieur
Le mandat du Groupe Celsius est de retourner toutes les pierres afin d’identifier les forces et les faiblesses du programme de football. «Il y a eu des rencontres à l’interne, à l’externe et auprès de certains de nos compétiteurs, explique Méthot. Le Groupe Celsius possède les coudées franches et va passer notre programme au peigne fin. Des yeux extérieurs pourront analyser le programme avec un angle différent. On s’est engagés à partager les données recueillies qui sont positives avec les autres équipes. C’est important que les cinq équipes du RSEQ soient en santé.»
Les conclusions de l’audit seront connues à la fin mars. McGill parle d’un plan de reconstruction de trois à cinq ans.
De l’intérêt parmi les anciens
Le directeur du programme d’excellence de McGill assure que des anciens de l’institution n’attendent qu’un signal pour mettre l’épaule à la roue. «Il n’y a pas que M. Pilon qui s’est manifesté. Certains anciens ont levé la main et veulent s’impliquer, mais ils veulent le faire au sein d’un programme sérieux. Avec 150 ans de football à McGilll, c’est unique comme situation, mais on doit reconnecter avec nos anciens. Ce n’est pas normal que l’équipe masculine de hockey avec un alignement de 25 joueurs obtienne un plus grand soutien que l’équipe de football qui compte 100 joueurs. On a un travail de reconstruction à faire avec les anciens.»