Après avoir reconnu ses torts pour la débâcle au Colorado, St-Louis a le respect de ses joueurs
Son message sur l’importance de l’imputabilité résonne dans le vestiaire

Dave Lévesque
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Martin St-Louis a le don de rallier ses troupes et il l’a une fois de plus démontré en s’adressant aux médias, lundi.
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Lors de son point de presse après le premier entraînement de la semaine, l’entraîneur-chef du Canadien a pris une large part de la responsabilité dans le revers de 7-2 subi au Colorado samedi dernier, en disant qu'il «aurait pu faire une meilleure job dans sa préparation».
St-Louis a reconnu que sa stratégie dans la préparation de l’équipe n’avait pas été la bonne pour affronter une équipe de la trempe de l’Avalanche.
Le patron, qui prône beaucoup l’imputabilité, a donc prêché par l’exemple comme il fallait s’y attendre. Mais il a du même coup démontré beaucoup de leadership, ce que ses joueurs ne peuvent ignorer.
Façon d’agir
Zachary Bolduc n’est dans l’entourage de l’équipe que depuis quelques mois, mais il a appris à connaître son entraîneur, qu'il semble réellement apprécier.
«On a beaucoup de respect pour Martin, pour ce qu’il a fait dans sa carrière, mais aussi pour la façon dont il agit comme entraîneur. Ça se reflète sur tout le groupe, de voir le respect qu’il a envers nous. On est privilégiés d’avoir un groupe d’entraîneurs comme celui-là. Ce n’est pas partout comme ça.»
Selon Noah Dobson, la position de St-Louis représente bien ce sur quoi il insiste auprès de son groupe, et ça devient contagieux et rassembleur.
«Dès le départ, Martin a toujours mis de l’avant l’importance d’être honnête et imputable.»
Pas seul
Ce qui ressort surtout, c’est que même si St-Louis prend une partie du blâme, ses joueurs s'estiment tout aussi responsables de cette débâcle mémorable.
«Nous sommes un groupe honnête et imputable, insiste Dobson. Les entraîneurs peuvent dire qu’ils auraient pu faire les choses différemment, mais en fin de compte, c’est à nous d’exécuter et de faire un meilleur travail dans la gestion de la rondelle en zone défensive.»
Le son de cloche était le même auprès de Lane Hutson, qui a hésité avant de trouver les bons mots pour décrire la situation.
«Ce n’est pas uniquement la faute de Martin, il y a beaucoup de choses qui n’ont pas fonctionné pour nous et il y a beaucoup de détails à corriger.
«Mais qu’il dise ça, ça nous aide à comprendre son point de vue et sa position en général.»
Hutson aime par ailleurs que St-Louis aille directement au but quand il s’adresse à ses joueurs, que ce soit en groupe ou de façon personnelle, comme ça lui arrive souvent de le faire.
«Il ne tourne pas autour du pot, il est assez direct et il établit des standards élevés pour nous.»