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Après 15 ans de doute, Soare renaît sur scène à «Révolution»

«Révolution» est diffusée le dimanche 19 h 30, à TVA et sur TVA+.

PHOTO FOURNIE PAR TVA

Samuel Pradier

2026-05-25T01:05:00Z

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Avec plus de 15 ans d’expérience en danse, Soare avait envie de se lancer à temps plein dans le milieu de la danse. Grâce à son art, il veut prouver que c’est possible de s’en sortir et de se reconstruire. Après des débuts laborieux et un passage au ballottage, il a remporté haut la main son face-à-face.

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Soare, pourquoi avez-vous souhaité participer à Révolution ?

Je suis dans la danse depuis très longtemps. J’ai commencé par du commercial, puis j’ai arrêté pendant quelque temps pour me concentrer sur le street dance. Et je me suis mis au krump à 100 %. Révolution, c’est une façon de retoucher à ce milieu. Avec tout mon bagage et mon expérience, je voulais voir comment je me sentais sur scène, parce que ce n’était pas un endroit très confortable pour moi et que je n’étais pas le meilleur non plus. C’est aussi un nouveau défi et un tremplin pour une carrière de danseur à temps plein. J’ai quitté ma job de gestionnaire dans un restaurant pour faire l’émission et me concentrer sur la danse.

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Avez-vous toujours eu un emploi parallèlement à la danse ?

J’ai toujours travaillé en même temps, ce qui fait que je ne pouvais pas mettre autant d’heures de pratique que mes coéquipiers ; et il y avait en plus la fatigue mentale et physique. J’avais une certaine stabilité financière, mais je ne pouvais pas exploiter mon plein potentiel. Aujourd’hui, j’investis sur mon corps, mes mouvements et mon mental pour pouvoir être le meilleur danseur possible.

Avez-vous douté au moment du ballottage ?

Pour moi, c’était juste une chance de plus de montrer une autre facette de ma danse. Avec mon audition, j’ai voulu sortir un peu de mon moule avec la chorégraphie sur Papaoutai. C’était quelque chose d’inhabituel par rapport à ce que je fais normalement. C’était plus chorégraphié, moins freestyle.

Savez-vous pourquoi Mel Charlot est aussi admirative de votre travail ?

Mel avait chorégraphié une des troupes pour lesquelles je dansais quand j’ai commencé, en 2009-2010. J’imagine que le fait de me voir 15-16 ans après, complètement dans mon élément, ça lui fait plaisir. Je suis enchanté de voir cette étincelle dans ses yeux. Je me dis que j’ai fait le bon choix et que j’ai emprunté le bon chemin.

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Comment avez-vous abordé le face-à-face ?

Je voulais offrir quelque chose qui pourrait bien se présenter devant n’importe quel concurrent. Je voulais rentrer avec quelque chose de plus puissant dans la musique et dans la technique. J’ai essayé de mélanger la chorégraphie et le freestyle, de trouver le meilleur des deux mondes, sans perdre la touche d’intensité qu’on a dans le krump. Je dirais qu’au final, il y a 70 % de chorégraphies précises et 30 % de liberté en freestyle.

Pourquoi avoir choisi une musique d’Anglesh Major ?

J’ai été à l’école de théâtre avec lui. J’ai fait une année en théâtre au Cégep Marie-Victorin et j’ai ensuite arrêté pour rester dans la danse. Mais on se connaît depuis très longtemps, lui et moi. C’est le fun de voir des artistes qu’on a côtoyés au secondaire ou au cégep qui se rendent où ils sont en ce moment. Pour le face-à-face, je voulais une chanson québécoise et j’ai cherché. Mon ami Anglesh produit quelque chose de très beau. Je l’ai texté directement, et il a accepté avec plaisir en me disant : « T’es mieux de gagner ! » J’ai réalisé la mission.

Quel est votre but dans la compétition ?

C’est de repousser mes limites. Gagner serait un plus, mais je ne le fais pas pour ça. Je le fais pour apprendre, m’améliorer et compléter mon cheminement en danse. J’ai fait beaucoup de contrats de télévision, mais c’était un milieu inconfortable pour moi et je n’ai jamais été bon. C’était donc un défi de renouer avec ça. En même temps, j’ai envie de promouvoir le krump auprès du grand public parce que c’est un style qui est encore peu connu. Si on peut toucher quelques jeunes, ou même des plus personnes âgées, et leur donner le goût de commencer à faire du krump, ça va être bien.

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