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Appui aux États-Unis: Carney n’a pas contredit son discours de Davos, clame Emmanuelle Latraverse

TVA Nouvelles

2026-03-03T00:29:13Z

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Contrairement à plusieurs observateurs, Emmanuelle Latraverse n’est pas d’avis que Mark Carney a contredit son discours de Davos en appuyant rapidement l’intervention américaine en Iran, samedi.

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Quelques heures après le début des frappes américaines et israéliennes, le premier ministre du Canada a approuvé la décision d’attaquer l’Iran afin d’éviter que le pays du Moyen-Orient se dote de l’arme nucléaire.

« Je pense que M. Carney a fait, je dirais, un triple calcul. Le premier, c’est que ça allait aboutir là de toute façon. Il allait devoir d’une manière ou d’une autre [...] appuyer les Américains », a affirmé Mario Dumont lors du segment La Joute des analystes.

Grâce à cet appui purement moral et symbolique, Mark Carney a possiblement amélioré les relations du Canada avec les États-Unis.

« De surcroît, ce n’était pas encore complètement digéré dans certains rangs du Parti libéral, l’appui à la création de l’État palestinien et tout ça. Il y a quand même un appui important de la communauté juive au Parti libéral », a également mentionné le chroniqueur et animateur.

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« La seule contradiction, c’est son discours de Davos. Tu sais, dans le fond, son seul problème, c’était de rentrer en contradiction avec un de ses grands discours », a-t-il ajouté.

Capture d'écran TVA Nouvelles
Capture d'écran TVA Nouvelles

C’est sur ce point que sa collègue Emmanuelle Latraverse est en désaccord.

« Il y a une contradiction avec le discours de Davos, si on prend le discours de Davos comme étant un discours strictement antiaméricain, qu’il faut s’allier pour faire contrepoids. Mais il y a une logique aussi dans le discours de Marc Carney lorsqu’il répète que nous sommes à un point de rupture. Puis je pense qu’on la voit cette rupture-là dans son esprit aujourd’hui, c’est que le Canada a toujours été un pays qui était le champion des institutions multilatérales, l’ONU, la désescalade, etc. Et là, tout d’un coup, on est en train de basculer dans un monde de rapports de force, un monde où il faut que le pragmatisme passe avant les valeurs », a affirmé l’animatrice et chroniqueuse.

« Et elle est là aussi, la rupture dans l’esprit de monsieur Carney : c’est qu’on n’est plus le bon petit Canada. On est un pays qui maintenant est obligé de mettre ses intérêts avant ses valeurs », a-t-elle ajouté.

Yasmine Abdelfadel ne voit pas les choses du même œil, soulignant elle aussi le « bon coup » de Mark Carney.

« Ça s’inscrit quand même en faux avec cette volonté que les puissances moyennes, notamment européennes et avec le Canada, puissent se tenir ensemble. Il a d’un côté, pris le rythme et imposé un rythme, et de l’autre côté, il a scorédes points avec Donald Trump. Pour Mark Carney, ça a été finalement un pari qui probablement s’avérera payant », a résumé la chroniqueuse.

Pour voir l’échange complet, visionnez la vidéo ci-haut.

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