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Ann-Renée Desbiens s'inspire de Patrick Roy en vue des séries de la LPHF

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2024-05-07T19:52:39Z

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Ann-Renée Desbiens n’était pas encore née lors de la conquête de la Coupe Stanley du Canadien, en 1993. Cela n’empêchera toutefois pas la gardienne de l’équipe de Montréal de s’inspirer de Patrick Roy durant les séries de la Ligue professionnelle de hockey féminin, à compter de jeudi contre Boston, à la Place Bell de Laval. 

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«Je ne suis pas très clin d’œil, je vais plus faire des sourires», a indiqué Desbiens, faisant allusion au fameux geste posé par Roy après avoir volé un but à l’attaquant des Kings de Los Angeles Tomas Sandstrom durant le quatrième match de la finale de 1993.

Photo d'archives
Photo d'archives

Dans les faits, Desbiens a davantage de lointains souvenirs de Roy dans l’uniforme de l’Avalanche du Colorado alors qu’elle n’était encore qu’une gamine à Clermont, dans la région de Charlevoix. Elle avait précisément 7 ans lors du dernier championnat de Roy avec l’Avalanche, en 2001.

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Patrick Roy avait remporté le trophée Conn-Smythe, remis au meilleur joueur des séries éliminatoires, en 2001, avec l'Avalanche du Colorado.
Patrick Roy avait remporté le trophée Conn-Smythe, remis au meilleur joueur des séries éliminatoires, en 2001, avec l'Avalanche du Colorado. Photo d'archives, REUTERS

«Mes parents encourageaient les Nordiques et ils ont transféré cet amour au Colorado après que le club a quitté Québec, a-t-elle raconté, mardi, après un entraînement tenu à l’Auditorium de Verdun. C’est l’équipe qu’on regardait à la maison, sauf peut-être pour l’un de mes frères qui prenait pour le Canadien. Il y avait des tensions dans la maison... Maintenant, avec la LPHF, toute la famille peut encourager Montréal.»

«Pas arrogante comme lui»

Âgée de 30 ans, Desbiens dit avoir toujours admiré Roy pour sa confiance et son cran, des traits de caractère qu’elle a d’ailleurs elle-même démontrés au fil des ans. Ayant aidé le Canada à remporter l’or aux récents Championnats du monde, Desbiens avait également fait vibrer le pays aux derniers Jeux olympiques d’hiver, à Pékin, en 2022. En grande finale contre les États-Unis, la Québécoise avait repoussé 38 rondelles dans une victoire de 3 à 2.

La gardienne Ann-Renée Desbiens, en action, durant la finale des Jeux olympiques de Pékin, en 2022.
La gardienne Ann-Renée Desbiens, en action, durant la finale des Jeux olympiques de Pékin, en 2022. Photo d'archives, AFP

«Je ne serai pas arrogante comme lui, quand même, on n'exagérera pas, mais il était là dans les grands moments, a ajouté Desbiens, à propos de Roy. Tu savais que tu pouvais toujours compter sur lui et qu’il allait performer jour après jour.»

Pour ces éliminatoires de la LPHF, Desbiens fera par ailleurs face à un nouveau défi alors qu’il s’agira d’une première série depuis le début de sa carrière. Elle a davantage été exposée à des éliminations directes sur la scène internationale.

«C’est différent dans le sens où tu dois gagner trois matchs sur cinq», a-t-elle reconnu.

«J’aime ça quand ça brasse, a par ailleurs anticipé la gardienne. Ça me fait rire, surtout quand tu te rends compte que l’autre équipe fait exprès pour te déranger, en te rentrant dedans ou en te donnant un coup de bâton après le sifflet.»

Desbiens contre Frankel?

Évidemment, l’entraîneuse-chef Kori Cheverie n’a rien voulu confirmer, mais c’est logiquement Desbiens qui sera préférée à Elaine Chuli pour le premier match de jeudi. La Québécoise a d’ailleurs quitté la patinoire, bien avant ses coéquipières, mardi matin, lors de l’entraînement.

Devant la cage de Boston, c’est l’Américaine Aerin Frankel qui tentera de repousser Marie-Philip Poulin et ses coéquipières.

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