Allergies au sport : tout savoir sur ce phénomène méconnu qui peut virer à l’urgence médicale
Équipe Salut Bonjour
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Faire du jogging, du vélo ou une partie de tennis est généralement synonyme de santé... mais pour certaines personnes, l’activité physique peut déclencher une réaction allergique sévère. Un phénomène rare, mais bien réel, que les experts appellent l’anaphylaxie induite par l’exercice.
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Voyez la chronique complète dans la vidéo en tête de l’article !
Une réaction surprenante... mais documentée
Comme l’expliquait l’allergologue Dre Marie-Josée Francoeur, ce type de réaction demeure peu fréquent, mais mérite d’être connu. Dans bien des cas, l’exercice agit comme un “déclencheur” chez des personnes déjà allergiques à certains aliments, médicaments ou piqûres.
Autrement dit, ce n’est pas toujours le sport seul qui est en cause... mais plutôt une combinaison de facteurs.
Quand bouger devient un facteur déclencheur
L’anaphylaxie induite par l’exercice peut se manifester de deux façons :
- Spontanément, uniquement à cause de l’activité physique
- Après l’ingestion d’un aliment, quelques minutes à quelques heures avant l’effort
Dans ce cas, une personne peut très bien tolérer un aliment au repos, mais faire une réaction si elle s’entraîne après en avoir consommé. C’est ce qu’on appelle l’anaphylaxie alimentaire induite par l’exercice.
Les aliments et sports les plus souvent en cause
Certains aliments sont plus fréquemment associés à ce type de réaction, notamment le blé, les crustacés, la pêche et le céleri. Du côté des activités physiques, les sports d’endurance comme le jogging et le vélo sont souvent pointés du doigt, tout comme le tennis ou même une marche rapide dans certains cas. Plus largement, plusieurs fruits, légumes ou céréales peuvent aussi être impliqués.
Des symptômes à ne pas ignorer
Les symptômes apparaissent généralement rapidement après le début de l’effort. Ils peuvent commencer par des démangeaisons, des rougeurs ou de l’urticaire, puis évoluer vers un gonflement du visage ou des lèvres, des difficultés respiratoires ou encore une chute de pression. Dans les cas les plus graves, il peut s’agir d’un choc anaphylactique, une urgence médicale qui nécessite une intervention immédiate.
Pourquoi ça arrive ?
Les chercheurs tentent encore de comprendre précisément les mécanismes en cause. Une des hypothèses avancées est que l’exercice augmente la perméabilité intestinale, ce qui permettrait à certains allergènes de passer plus facilement dans le sang. L’effort physique pourrait également modifier la réponse immunitaire et amplifier une réaction allergique déjà existante.
Ce qu’il faut retenir (et faire)
L’histoire rapportée par Le Journal d’une sportive qui faisait des réactions inexpliquées illustre bien cette réalité. Après investigation, elle a découvert que la consommation de blé avant son entraînement était le facteur déclencheur. Sans cette combinaison précise, aucun symptôme n’apparaissait.
Même si l’anaphylaxie induite par l’exercice demeure rare, elle doit être prise au sérieux. Reconnaître les signes et comprendre les déclencheurs potentiels peut faire toute la différence. En cas de doute, une évaluation en allergologie est essentielle afin d’identifier la cause et d’éviter des situations à risque.