Tous les résultats
Publicité

Alexandre Picard apprivoise un métier

Marie-Josée Roy

2021-02-11T01:29:56Z

Partager

Seul ex-défenseur parmi les anciens hockeyeurs qui commentent les matchs à l’antenne de TVA Sports cet hiver, Alexandre Picard apprivoise son nouveau métier de communicateur.

«J’aime beaucoup ça, affirme celui qui est entré en poste avec le début de saison de la Ligue nationale de hockey (LNH), au début janvier. Je retrouve un peu l’ambiance qui règne dans un vestiaire de hockey, puisque ça ne fait pas si longtemps que j’ai pris ma retraite du jeu professionnel. C’est un autre défi, une autre façon d’analyser le match et d’amener les messages de façon positive.»

Plan A

Retraité de la rondelle depuis avril 2019, Alexandre Picard – à ne pas confondre avec «l’autre» Alexandre Picard, qui fut ailier gauche des Blue Jackets de Columbus dans les années 2000 – a joué à Philadelphie, Tampa Bay, Ottawa (lui qui est natif de Gatineau), Caroline, Montréal (son rêve de petit garçon, réalisé au cours de la saison 2010-2011) et Pittsburgh pendant ses années dans la LNH.

Il raconte avoir ensuite vécu une «vie de nomade» en Europe, où ses trois enfants (aujourd’hui âgés de 3, 5 et 8 ans) sont nés. Puis, ses années sur la glace ont culminé au sein de la Ligue allemande de hockey (DEL).

Publicité

Traverser de l’autre côté de la bande pour officier dans les médias était un rêve qu’il caressait, une fois ses patins remisés.

«C’était pas mal mon plan A, à la fin de ma carrière de hockeyeur, de commencer à tâter le terrain et voir les avenues possibles. Je crois avoir une facilité à voir le jeu, à repérer les choses et à les expliquer en ondes, pour que le "fan" de hockey moyen soit capable de comprendre un peu mieux le système et les tactiques des équipes.»

Dans l’ombre

Alexandre Picard n’a jamais eu de démêlés notables avec les journalistes dans son passé d’athlète. Il se définit lui-même «low profile», et savait éviter d’attirer l’attention, et ce, même dans la «jungle» médiatique qui guette toujours le Canadien de Montréal.

«Je n’étais pas une grosse vedette, je passais souvent dans l’ombre. J’avais quelques petites remarques, ici et là, quand ça allait bien. J’ai toujours eu une bonne relation, et beaucoup de respect pour les gens qui pratiquent ce métier. Je le vois, en ce moment, que ce n’est pas facile; on essaie toujours de rester positif, mais en même temps, il faut aussi parfois parler négativement, pour dire les vraies choses. Mais, en général, les médias, les journalistes, sont tellement respectueux envers les joueurs, que l’ambiance est assez bonne.»

À long terme, Alexandre Picard aimerait couvrir de grands événements sportifs, de la trempe du Match des étoiles, comme journaliste, et pas seulement dans le hockey. Mais, un jour à la fois.

«Pour l’instant, j’essaie de m’améliorer, mais j’ai toujours en tête l’arrière-plan de l’athlète qui se fixe des buts pour performer chaque jour!»

On peut voir et entendre Alexandre Picard lors des diffusions de matchs de la LNH, et aux émissions «JiC» et «Dave Morissette en direct», à TVA Sports.

Publicité
Publicité