Alexandre Carrier est heureux de revenir chez lui
Agence QMI
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La déception d’être échangé par les Predators de Nashville au beau milieu d’une saison difficile a rapidement laissé place à beaucoup d’excitation pour Alexandre Carrier, qui réalisera un rêve en évoluant pour le Canadien de Montréal.
Le défenseur québécois est arrivé jeudi soir à Detroit, où le Tricolore affrontera les Red Wings le lendemain, un peu moins de 24 h après avoir été troqué contre Justin Barron. Avec un sourire communicatif, le natif de Varennes s’est adressé pour la première fois aux médias montréalais.
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«De savoir que j’allais à Montréal, ç’a beaucoup aidé. J’étais vraiment excité de savoir que je revenais à la maison», a-t-il lancé d’emblée.
«C’est la fierté des Québécois. Partout au Québec, tout le monde écoute le Canadien. Tout le monde suit ça. C’est un honneur de mettre leur chandail», a poursuivi l’athlète de 28 ans.
Pour Carrier, qui faisait partie de l’organisation des Predators depuis son repêchage en 2015, évoluer un jour pour le CH n’était qu’une pensée lointaine. Jouer au Centre Bell, c’était presque inespéré.
«Je me rappelle quand j’étais dans la Ligue américaine. J’ai été quatre ans à Milwaukee et quand ça allait moins bien, je me demandais si ça allait fonctionner. Je me souviens d’avoir pensé: “Donne-moi une game au Centre Bell, juste une game.” Je l’ai fait; mais de mettre le chandail, c’est encore plus spécial», a-t-il admis.
Des adieux émotifs
Ce n’est qu’en matinée que Carrier a vraiment compris ce qui se passait. Il n’avait pas pu parler de la transaction ni avec ses parents ni avec sa copine dans les premiers instants de la transaction, et quitter Nashville était un gros choc.
«Initialement, je ne le réalisais pas vraiment, a-t-il reconnu. C’est aujourd’hui... d’aller chercher ma poche à l’aréna et de saluer mes anciens coéquipiers, c’était plus émotionnel. Quand la page est tournée, tu te dis: je retourne à la maison, je vais jouer au Centre Bell. C’est juste du positif.»
Son nom avait circulé dans les rumeurs de transaction ces dernières années, mais les Predators tenaient à lui, puisqu’ils lui ont offert un contrat de trois ans cet été. Or, tout a changé avec le piètre début de campagne.
«On joue dans une ligue de résultats. Évidemment, les attentes à Nashville étaient vraiment différentes cette année. On n’a pas produit les résultats. Quand ça va moins bien collectivement et individuellement – pour moi, ce n’était pas la catastrophe –, il va y avoir des changements», a dit Carrier.
Le jeune vétéran devrait effectuer ses débuts avec le Canadien face aux Wings, vendredi soir.