Alexandre Carrier doit mettre à profit son expérience acquise à Nashville


Benoît Rioux
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Avant d’arriver à Montréal, le défenseur québécois Alexandre Carrier a goûté à différentes courses aux séries éliminatoires à Nashville et, à 28 ans, il compte bien mettre à profit son expérience dans ce dernier droit pour le Canadien.
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«C’est vraiment cliché, mais il faut y aller une partie à la fois, vient-il résumer, en s’excusant aussitôt d’offrir une telle réponse. Il reste 25 matchs et c’est vrai que tu ne peux pas regarder trop loin en avant, tu dois te concentrer sur le prochain match.»
La saison dernière, Carrier et les Predators avaient remporté huit matchs consécutifs entre le 17 février et le 1er mars pour maximiser leurs chances de participer aux séries. Ironie du sort, c’est le Canadien qui avait mis fin à cette séquence victorieuse des Predators avec un gain de 4 à 3 en prolongation, au Bridgestone Arena, grâce à un but du capitaine Nick Suzuki.
Au-delà de ce revers en prolongation contre le Tricolore, Nashville avait amassé un total de 34 points au classement, sur une possibilité de 36, en ajoutant huit victoires et une défaite en prolongation avant le 26 mars. On parle ainsi d’une fiche de 16-0-2 à une période cruciale de la saison.
Une pause salutaire?
Le Canadien n’en demande pas tant, mais Carrier a bon espoir que le retour de la pause, à la suite de la Confrontation des 4 nations, continuera de sourire à l’équipe.
«Présentement, c’est la Caroline qui s’en vient mardi et c’est un excellent club, a prévenu le défenseur québécois. Il va vraiment falloir être prêt si on veut gagner.»
Carrier croit que le CH peut construire sur la victoire de 5 à 2 obtenue, samedi, à Ottawa.
«Personnellement, avec la pause, on dirait que je me sens mieux établi à Montréal, a par ailleurs souligné celui qui a été acquis en retour de Justin Barron, le 18 décembre dernier. Ma vie n’a pas changé tant que ça à l’extérieur de la patinoire et c’est correct comme ça. Si je me fais reconnaître, ça demeure respectueux.»
«Une ville de hockey»
Encore dimanche, le défenseur québécois assure avoir été subjugué par la folie entourant le concours d’habiletés, au Centre Bell. Les gradins étaient remplis et les partisans, jeunes et moins jeunes, étaient enthousiastes.

«Quand je suis embarqué pour l’échauffement et que j’ai vu que le Centre Bell était rempli un dimanche matin comme ça, j’étais impressionné, a-t-il avoué. Je ne sais pas s’il y a d’autres équipes à travers la ligue qui pourraient faire ça, et je pense que si le Canadien le faisait plusieurs fois par année, ce serait probablement plein à chaque fois.»
«Les partisans sont passionnés, a-t-il résumé. C’est une ville de hockey, vraiment!»
Un but gagnant en séries
Carrier ne demanderait pas mieux de vivre la fièvre des séries à Montréal, mais, comme il le résume très bien, «il faut y aller une partie à la fois». À commencer par mardi soir, au Centre Bell, face aux Hurricanes.
À propos de la saison dernière, les Predators avaient finalement été en mesure de se qualifier parmi les équipes repêchées dans l’Association Ouest, avec 99 points au classement.

Malgré une défaite en six parties contre les Canucks au premier tour, Carrier avait aidé les siens en marquant le but gagnant dans une victoire de 2 à 1, lors du cinquième match, à Vancouver. Il avait ajouté deux mentions d’aide durant ces éliminatoires. L’énigmatique gardien letton Arturs Silovs avait toutefois eu le dernier mot pour les Canucks.