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Slafkovsky apprend à canaliser sa colère: «Parfois, les choses ne vont pas comme je veux sur la glace et je perds le contrôle»

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2025-02-24T18:10:11Z

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Vous vous demandez peut-être quelle est l’identité de Juraj Slafkovsky? C’est le genre de question qu’il se pose aussi et il commence à avoir des réponses.

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Sa prestation lors du match de samedi contre les Sénateurs, où il a distribué huit mises en échec et obtenu cinq tirs au but, nous donne, et lui donne, une bonne idée du genre de joueur qu’il peut devenir.

Pour un jeune homme très porté sur l’autocritique, c’est le genre de réponse qui saura peut-être l’apaiser parce que le hamster tourne souvent sans arrêt dans sa tête.

«C’est drôle quand je vois ce que je peux faire par moi-même et que ça paraît bien à la télé. J’ai alors plus d’occasions, plus de tirs et ça fait du bien», a-t-il admis lundi après l’entraînement du Canadien à Brossard.

Canaliser sa colère

Contre les Sénateurs, on a vu un «Slaf» affamé et surtout animé par une belle combativité qui a dérangé l’adversaire, ce qu’il appelle lui-même de la colère. S’il veut répéter ce genre de performance sur une base régulière, il sait qu’il doit canaliser cette colère pour la rendre positive.

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«Je crois que c’est naturel, mais parfois les choses ne vont pas comme je veux sur la glace et je perds le contrôle, je dois conserver cette combativité même si j’ai deux ou trois moins bonnes présences parce que ça peut gâcher mon match.

«Un simple revirement ne peut pas avoir cet effet sur mon jeu. Je dois oublier ce qui vient de se passer et amener ma colère dans ma prochaine présence.»

Pour parvenir à dompter cette colère, il doit toutefois aller contre sa nature, ce qui n’est pas toujours facile à faire quand on n’a que 20 ans et qu’on ne se connaît pas encore complètement.

«Je me fâche après moi quand je commets une erreur et lors de mes présences suivantes, je me bats avec moi-même plutôt qu’avec l’adversaire», avoue Slafkovsky.

Ça s’apprend

Certains pensent que la combativité ne s’enseigne pas, mais Martin St-Louis n’est pas du même avis.

«Je pense que ça s’acquiert, il y en a pour qui c’est plus facile. Les joueurs apprennent tous comment ils doivent se comporter pour avoir les meilleures chances d’avoir du succès.»

«Des fois, c’est plus facile parce qu’il se passe quelque chose sur la glace qui te met en colère, mais je veux qu’on amène un niveau de combativité chaque soir.»

Après la rencontre de samedi, St-Louis insistait sur l’importance que Slafkovsky joue selon ses forces, alors il aime que son jeune joueur parle de mieux gérer sa colère et sa combativité.

«Il n’a pas tort, il faut qu’il amène cette combativité, surtout avec son identité et son gabarit.»

Faire le vide

On le mentionnait plus tôt, Juraj Slafkovsky est dur sur lui-même, voire souvent trop sévère.

À cet égard, la pause de la Confrontation des 4 nations a eu un effet de renouveau pour lui.

Il est allé se ressourcer sur les plages d’Aruba où il a pu faire le vide mentalement et oublier qu’il n’avait amassé que 8 buts et 22 passes en 53 rencontres cette saison.

«J’ai profité d’une pause loin de tout pendant laquelle je n’ai pensé à rien. Quand je suis revenu ici, j’ai réfléchi à comment ma saison se passait jusqu’à maintenant.»

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