Alejandro Tabilo: le tombeur de Novak Djokovic à Rome est né au Canada


Jessica Lapinski
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Le tombeur de Novak Djokovic à Rome est né à Toronto. C’est au Canada qu’Alejandro Tabilo a grandi et appris les bases du tennis, jusqu’à ce qu’il décide de représenter le Chili, d’où sa famille est originaire, en 2013.
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Dimanche au troisième tour du Masters 1000 de Rome, le joueur de 26 ans – 32e sur l’ATP – a été impérial face à la première raquette mondiale. Tabilo n’a eu besoin que de 1h07 pour terrasser le Serbe, qui n’a jamais semblé en mesure de retrouver sa touche, 6-2 et 6-3. Djokovic n’a même pas su s’offrir une seule balle de bris durant toute la rencontre.
«Djoko» traverse d’ailleurs une séquence loin des standards auquel il nous a habitués depuis presque deux décennies: toujours en quête d’un premier trophée en 2024, l’homme aux 24 titres majeurs a perdu dès son deuxième match dans deux de ses trois derniers tournois.

Et pour ajouter l’insulte à l’injure, le pauvre Novak avait reçu par accident une bouteille sur la tête, vendredi, quand il signait des autographes à la suite de sa victoire contre le Français Corentin Moutet (6-3, 6-1).
The tournament released a video showing that Novak Djokovic was hit on the head by accident.
— The Tennis Letter (@TheTennisLetter) May 10, 2024
The bottle slipped from a fan’s backpack.
Just a very unfortunate, unlucky situation. ❤️🩹
(via @InteBNLdItalia)
pic.twitter.com/5LIzzWZpMS
Après sa défaite face à Tabilo, Djokovic a d'ailleurs dit qu'il avait été pris de nausées peu après l'incident. «Je dois passer des tests. L'entraînement été différent. [...] Je ne ressentais [pas de douleur], mais je n'étais pas le même. [Dimanche], sous pression, c'était assez mauvais: pas en terme de douleur, mais je n'avais pas de coordination.»
Disons qu'avec ces propos, en plus de Jannik Sinner et Carlos Alcaraz qui sont tous deux blessés, et de Rafael Nadal qui est en à ses derniers milles, on pourrait avoir droit à un Roland-Garros très ouvert, à la fin du mois.
Pas une connexion «solide»
Mais revenons-en au héros du jour, qui a bien su profiter des failles d’un Djokovic en demi-teinte (en quart de teinte, même) pour s’offrir la plus belle victoire de sa carrière.
Le Journal avait rencontré le Canadien d’origine à Wimbledon, il y a deux ans. Tabilo avait alors expliqué que Tennis Canada l’avait aidé pendant quelques années, mais que «la connexion n’a jamais vraiment été solide».
Le jeune Tabilo a donc pris la décision d’accepter une bourse d’études pour rejoindre la LAT Academy, à Boynton Beach, en Floride.
De forts liens
Et comme ses parents, immigrés au Canada il y a plusieurs années, ont toujours eu de forts liens avec ses origines chiliennes, c’est ce pays qu’il a décidé de représenter lorsqu’il a fait le saut chez les professionnels.
Il a déménagé dans la capitale, Santiago, où il s’est senti à la maison, avait-il raconté.

En forte hausse
Tabilo a mis du temps à progresser sur l’échiquier mondial, mais il occupe cette semaine son meilleur rang en carrière.
Le Chilien est en forte hausse depuis le début de la campagne, après avoir remporté son premier titre sur l’ATP à Auckland, en janvier, où il avait dû passer par les qualifications.
La 29e tête de série à Rome croisera maintenant le fer avec le Russe Karen Khachanov, 16e, en ronde des 16.
▶ Félix Auger-Aliassime, lui, jouera son match de troisième tour lundi. Et il fera face à un beau défi en l'Australien Alex de Minaur, neuvième tête de série, un joueur que le Québécois a certes battu deux fois en autant d'affrontements (en 2022), mais qui a beaucoup monté au classement depuis. Le 11e mondial, réputé pour son excellente défensive, a remporté un titre cette saison, à Acapulco.