Alain Vigneault veut un peu de normalité
Agence QMI
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Après deux saisons derrière le banc des Flyers de Philadelphie, chaque fois troublées par la COVID-19, l’entraîneur-chef québécois Alain Vigneault aimerait vivre une année plus normale.
S’il a été en mesure de remporter deux rondes éliminatoires pendant le tournoi estival dans la bulle de Toronto pour clore la campagne 2019-2020, la saison que sa formation vient tout juste de terminer a été plus difficile. D’ailleurs, elle ne sera pas des séries, en vertu d’une fiche de 25-23-8.
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Vigneault estime toutefois que les mauvaises tendances de l’équipe ont été difficiles à neutraliser en raison du calendrier plus compact. La situation a été amplifiée chez les Flyers en raison d’une éclosion de cas à l’origine d’un congé forcé de 10 jours, au cœur du mois de février.
«Je dis simplement que j’aimerais diriger les Flyers au cours d’une année normale, a dit Vigneault en vidéoconférence, mardi. Avec tout ce qui se passe dans le monde, je ne veux pas donner l'impression que je me plains, car ç’a été dur pour tout le monde. Mais j'aimerais vraiment diriger les Flyers dans une année normale et dans un cadre normal.»
«La COVID-19 nous a frappés. Et après, tout ce que nous faisions était de jouer des matchs sans nous entraîner», s’est-il désolé.
Appel à la vaccination
Selon Vigneault, la présence de nombreux jeunes joueurs qui manquaient d’expérience n'a pas aidé pour redresser la barque lorsque le jeu ne se déroulait pas de la bonne façon.
«Ces joueurs plus jeunes, quand le jeu dérapait un peu, n’étaient pas capables d’exécuter ce qu’il fallait pour gagner. Vous devez vous entraîner et nous n'avons pas eu de temps pour le faire. Je ne dis pas que c'est la raison. Beaucoup de choses se sont produites. Mais je pense que cela a eu un rôle dans notre glissade et sur le déroulement de notre saison.»
Le directeur général Chuck Fletcher aura maintenant un été bien rempli à tenter d’améliorer la formation. Il a d'ailleurs avoué qu’il souhaitait apporter des modifications à toutes les positions.
Mais aux yeux du pilote, ce n’est pas son DG, mais bien la société américaine qui pourra lui donner ce qu’il veut.
«En fin de compte, ce dont j'ai besoin, Chuck ne peut pas me le donner, a-t-il dit. La société peut me le donner. J'ai besoin d'une saison normale. J'ai besoin que les gens se fassent vacciner. Je veux avoir un camp d’entraînement normal. Je veux une saison normale de 82 matchs. Je veux des séries normales devant les partisans.»
«Chuck ne peut pas me donner une saison normale, mais la société le peut si nous faisons tous notre part.»