Politique de rémunération: adoptée en 2021, en vigueur depuis... 2019

Sylvain Larocque
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Les hauts dirigeants d’Investissement Québec (IQ) bénéficient d’une politique de rémunération plus généreuse depuis le 1er avril 2019, et ce, même si celle-ci n’a été entérinée par le conseil des ministres que le 10 mars dernier.
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« En réalité, le principe du régime d’intéressement à long terme (RILT) a été confirmé par décret lors de la nomination du PDG d’IQ, Guy LeBlanc », le 18 avril 2019, a indiqué mercredi au Journal un porte-parole du ministère de l’Économie, Jean-Pierre D’Auteuil.
« Il est donc applicable depuis l’exercice 2019-2020 », qui s’est étalé du 1er avril 2019 au 31 mars 2020.
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Les V.-P. très gâtés
La nouvelle politique permettra à M. LeBlanc de toucher jusqu’à 1,1 M$ par année. De leur côté, les premiers vice-présidents exécutifs d’IQ pourraient recevoir jusqu’à tout près de un million $, tandis que la rémunération annuelle des autres premiers vice-présidents pourrait atteindre 775 000 $.
Selon son site web, IQ compte deux premiers vice-présidents exécutifs, Alexandre Sieber et Bicha Ngo, et quatre premiers vice-présidents : Christian Settano, Hubert Bolduc, Marie Zakaïb et Sylvie Pinsonnault.
Jusqu’ici, aucun des hauts dirigeants d’IQ n’avait gagné plus de 500 000 $.
Le RILT d’IQ est fondé sur l’atteinte de trois catégories d’objectifs, a précisé M. D’Auteuil : le rendement financier de la société d’État, sa « performance organisationnelle » et sa contribution au développement économique du Québec.
« Comme le RILT est sur un cycle de trois ans, le premier versement des sommes liées au régime s’effectuera en 2022, en lien avec l’année financière 2019-2020, a ajouté le porte-parole. Et ainsi de suite pour les années suivantes. »
Le programme de primes permettra aux hauts dirigeants d’IQ d’empocher une rémunération additionnelle pouvant atteindre jusqu’à 90 % de leur salaire de base dans le cas des premiers vice-présidents exécutifs et jusqu’à 70 % pour les autres premiers vice-présidents.
– Avec la collaboration de Michel Girard