À VOIR | Les Capitales touchés par la vague d’amour de leurs fans

Jessica Lapinski
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Plusieurs avaient dormi moins de trois heures depuis la grande conquête, mais peu importe. Les Capitales de Québec ont été touchés par l’accueil que leur ont réservé leurs partisans, lundi au Stade Canac, moins de 24 heures après avoir raflé un quatrième titre consécutif de la Ligue Frontière.
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«Je m’attendais à voir des gens, mais pas à ce qu’ils partagent leur joie, leur bonheur comme ça. C’est du bel amour», s’est réjoui un Patrick Scalabrini qui se sentait encore «merveilleusement bien» après cet autre titre de l’équipe que l’on peut qualifier de dynastie.
Plus d’une centaine de partisans attendaient leurs champions vers 17h, malgré les gouttes de pluie qui commençaient à tomber sur la populaire terrasse.

Le regret des célébrations
La quinzaine de joueurs et les entraîneurs qui étaient revenus à Québec en provenance de Schaumburg, en Illinois – certains ont fait le voyage durant la nuit –, ont brandi le trophée qu’ils ont maintenant l’habitude de soulever.

Ils ont ensuite multiplié les photos avec des amateurs venus leur dire «bravo» ou encore «merci pour le bel été».
C’était un petit baume pour le gérant, qui ne semble pas être particulièrement un adepte de la formule de la ligue voulant qu’une saison sur deux, l’équipe de l’Ouest accueille les trois dernières rencontres de la finale.
«Souvent, on se battait pour finir premier et avoir la chance de remporter le championnat à la maison, parce que c’est spécial. Comme on a terminé sur la route, on n’a pas pu célébrer avec nos fans [tout de suite après la victoire]», a-t-il regretté.

Les adeptes de l’équipe ont donc dû regarder le très enlevant match décisif à la télévision ou encore le suivre à la radio.
Plusieurs soulignaient être demeurés assis sur le bout de leur siège jusqu’à la fin: et pour compte, puisque c’est en neuvième manche que leurs favoris ont finalement pris les devants 6 à 5 contre les puissants Boomers.
Ils en veulent encore plus
Même pas 24 heures séparaient la victoire du retour au Stade Canac pour les célébrations, disait-on, mais déjà, la tête de Charles Demers semblait remplie de projets pour la prochaine saison.
Le président de l’équipe, arrivé en poste il y a moins d’un an, après le départ de Michel Laplante, savourait bien sûr l’accomplissement.
Car la saison a un peu été à l’image de cette finale: parsemée de quelques embûches. Il y a eu la météo pluvieuse du printemps et la saga des lumières du stade.
«Je pense que cette année, c’était notre année. Ça n’a pas toujours été parfait, mais on a été toujours été en mesure de répondre à l’appel», s’est-il réjoui, avant de renchérir: «On a été inarrêtables.»
Mais tant lui que Scalabrini sont des «perfectionnistes», a-t-il souligné, et ils ont déjà un «cahier rempli de choses» qu’ils souhaitent améliorer.
Sur le terrain, pour bâtir une autre équipe gagnante, et hors du terrain, pour améliorer encore l’expérience clients.
Les deux hommes feront des déplacements au Japon et en Corée du Sud pendant l’hiver, notamment, pour bâtir une autre équipe gagnante.
«Inarrêtables», disait Charles Demers. C’est difficile de ne pas le croire.