[À VOIR] L’arrêt spectaculaire qu’on ne reverra plus


Mylène Richard
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Il n’y a pas juste Marie-Philip Poulin qui se lève dans les moments importants, il y a aussi Ann-Renée Desbiens, qui a eu du cran en imitant Bill Ranford ou Martin Brodeur, mardi, pour aider la Victoire à éliminer le Frost du Minnesota.
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Montréal avait les devants 1 à 0 en deuxième période dans ce match ultime en demi-finale de la LPHF. Les doubles championnes en titre de la coupe Walter bourdonnaient dans la zone des favorites à la Place Bell.
Sur une passe transversale, Desbiens a glissé sur le côté vers sa gauche, les deux jambières l’une par-dessus l’autre. Au dernier instant, elle a sorti le gant pour capter la rondelle.
La Québécoise a souri à pleines dents. Mais, après ce gain de 2 à 1, elle a avoué que cette technique était risquée.
On est bouche bée 🤯
— xz - Victoire de Montréal (@PWHL_Montreal) May 13, 2026
We're speechless pic.twitter.com/nrTuGc7gpk
« Je pense que je l’avais fait aux Olympiques en 2022. Je ne mentirai pas, c’est une bulle au cerveau ! Je l’ai fait et je me suis demandé pourquoi ! Ç’a fonctionné. Les filles m’ont rappelé que je le fais souvent à l’entraînement, mais pour le plaisir. »
Ce genre de réflexe peut être bénéfique et c’est quand elle ne réfléchit pas trop que Desbiens admet être à son mieux.
« Je ne crois pas le refaire bientôt ! » a-t-elle rigolé.

Impossible de lever le pied
La meilleure gardienne cette saison devra être encore au sommet de son art lors de la finale face à la Charge d’Ottawa.
« Nous avons eu le même défi avec Aerin Frankel lors de la première série [contre le Fleet de Boston], a souligné mercredi la capitaine de la Charge, Brianne Jenner. Nous avons travaillé fort et pris de bonnes habitudes. On gardera la même mentalité. »

Duel avec Gwyneth Philips
Quant à la Victoire, elle retrouvera Gwyneth Philips, qui avait été presque parfaite le printemps dernier, envoyant Montréal en vacances après le premier tour. L’Américaine de 25 ans n’avait cédé que six fois sur 135 tirs en quatre rencontres.
« Chaque match est une bataille de gardiennes, a constaté Desbiens. Gwyneth a bien fait pour Ottawa. Il faudrait lui voiler la vue, s’emparer des rebonds, profiter des déviations. La recette ne change pas. »