Une ancienne vedette du hockey féminin désire revenir au jeu


Mylène Richard
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L’une des meilleures marqueuses de l’histoire canadienne souhaite effectuer un retour au jeu plus de six ans après avoir enfilé l’uniforme de l’unifolié pour une dernière fois.
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À 39 ans, Meghan Agosta s’est inscrite au prochain repêchage de la LPHF, le 17 juin à Detroit, qui accueillera la neuvième formation du circuit.
Lors de la saison 2019-2020, Agosta a disputé deux matchs de la Série de la rivalité contre les Américaines.
Deux ans plus tôt, elle avait participé aux Jeux de Pyeongchang, en Corée du Sud, où elle avait obtenu une médaille d’argent, après avoir été sacrée trois fois championne : à Turin en 2006, à Vancouver en 2010 (joueuse par excellence du tournoi) et à Sotchi en 2012.
Ses 28 points, dont 17 buts, en 20 matchs olympiques lui confèrent le cinquième rang dans l’histoire du hockey féminin canadien, devant Caroline Ouellette et ses 26 points en 20 parties aux JO.

L’attaquante née en Ontario a également été dominante avec les Stars de Montréal dans la défunte Ligue canadienne de hockey féminin. Elle avait aidé le club québécois à soulever la coupe Clarkson en 2012, à la suite d’une saison de 86 points, incluant 45 filets, en 31 rencontres au total.
Mariée à l’époque avec l’actuel entraîneur des gardiens du Canadien, Marco Marciano, Agosta est policière à Vancouver, où elle a fondé une famille, ayant notamment deux enfants.
Un risque à prendre ?
Si la Victoire de Montréal la sélectionne, Agosta pourrait retrouver plusieurs anciennes coéquipières, dont Marie-Philip Poulin, Laura Stacey, Ann-Renée Desbiens, Erin Ambrose, les entraîneuses Ouellette et Noémie Marin ainsi que la préparatrice physique Emmanuelle Blais.
La Victoire avait d’ailleurs pris un risque en repêchant Amanda Kessel en 2024. L’attaquante américaine ne s’était toutefois jamais présentée à Montréal ni ailleurs dans la LPHF.

Impressionnante cuvée
Peu importe la feuille de route d’Agosta, elle ne sera pas parmi les premières choisies, puisque cette cuvée regorge de talents issus de la NCAA.
Des 23 hockeyeuses ayant pris part aux Jeux de Milan-Cortina en février, cinq ont été couronnées avec les États-Unis, dont la joueuse par excellence de la compétition, la défenseure Caroline Harvey.
Ses coéquipières à l’Université du Wisconsin, Laila Edwards, qui peut jouer tant à l’avant qu’à la ligne bleue, et l’attaquante Kirsten Simms, seront aussi sélectionnées tôt.
Ce sera également le cas des avants Tessa Janecke, de Penn State, et d’Abbey Murphy, de l’Université du Minnesota.

100 nouvelles joueuses
Un record de 235 joueuses, dont 14 Québécoises, se sont rendues disponibles, une bonne nouvelle puisque la ligue aura besoin de 100 nouvelles patineuses s’il y a bel et bien quatre équipes d’expansion.
En plus de Detroit, annoncée la semaine dernière, la LPHF devrait confirmer mercredi la venue de Las Vegas et l’ajout de Hamilton, en Ontario, jeudi.
Parmi les autres joueuses intéressantes en vue de l’encan amateur, il y a la Suissesse Andrea Brandli, élue la gardienne par excellence aux derniers JO, tout comme la meilleure pointeuse suédoise Thea Johansson. La championne pointeuse de la ligue professionnelle suédoise, la Finlandaise Petra Nieminen, trouvera aussi preneur.
Une ancienne coéquipière d’Agosta, Laura Fortino, pourrait être une bonne option en défensive. Elle a remporté l’or aux JO de 2014 et l’argent à ceux de 2018 avec le Canada, avant de représenter l’Italie.