À trois jours de la cérémonie d’ouverture: trois enjeux et dangers qui guettent les Jeux olympiques de Paris


Jessica Lapinski
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Les Jeux olympiques ne seraient pas les Jeux olympiques sans ces enjeux extrasportifs qui font parfois autant la manchette que les performances des athlètes qui y compétitionnent.
Alors que la cérémonie d’ouverture des Jeux de Paris se tiendra vendredi, la ville semble prête. Mais voici trois menaces qui risquent de guetter la capitale française durant l’entièreté de ces Jeux, selon des experts et certains médias.
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Paris et la France, cibles terroristes
C’est la menace qui guette tous les grands rassemblements, sportifs ou non. Ils inquiètent à l’approche de tous les Jeux olympiques. Mais la crainte est d’autant plus grande cette fois, puisque la France n’a pas été épargnée depuis plusieurs années.
L’an prochain, cela fera 10 ans que des extrémistes islamistes attaquaient le Bataclan, une salle de spectacle parisienne. Ils ont tué 90 personnes dans l’enceinte, mais si l’on calcule les autres victimes de cette triste soirée du 13 novembre 2015 un peu partout dans Paris, le bilan grimpe à 130 morts.

D’autres attaques planifiées, mais stoppées avant les faits, ont récemment visé des événements liés aux Jeux, rappelait The Guardian dans les derniers jours.
En mai, un homme a été placé en détention, soupçonné de vouloir perpétrer une attaque lors du relais de la flamme olympique à Bordeaux.
Le même mois, un Tchétchène «inspiré par les méthodes islamistes» a été interpellé parce qu’il aurait voulu sévir à Saint-Étienne, sur l’un des sites qui seront consacrés aux Jeux.
Comme l’écrivait aussi The Guardian, le hic avec les Jeux de Paris, c’est que plusieurs compétitions se dérouleront sur de grands sites, souvent extérieurs, pouvant accueillir d’immenses foules plus difficiles à contrôler que dans les épreuves qui se tiennent dans les stades.
De quoi complexifier le travail des quelque 55 000 policiers et soldats qui seront déployés durant les JO.
Coups de chaleur et de la pluie qui pollue
Ces Jeux seront les plus chauds de l’histoire, rapportait lundi le National Geographic, même si la France ne risque pas d’être frappée par l’une de ces vagues de chaleur qui ont déferlé sur l’Europe dans les dernières années.
«La chaleur aura un impact sur toutes les épreuves, même celles qui se déroulent à l’intérieur», estimait dans ce même article Christopher Minson, un expert en environnement de l’Université de l’Oregon.
Le temps chaud peut occasionner des enjeux de taille sur la santé des athlètes, et même sur ceux de haut niveau qui prennent part aux Olympiques.
Ils ne sont pas à l’abri de crampes, de nausées ou de fatigue, et peuvent être victimes d’un coup de chaleur, qui, dans les pires cas, peut les tuer.
Mais tout ça demeure un peu alarmiste, tout de même. Là où la météo pourrait réellement jouer les trouble-fêtes, c’est s’il pleut trop.

Car si le niveau de bactéries dans l’eau de la Seine a été suffisamment bas dans les derniers jours pour y permettre la baignade, de fortes averses pourraient le faire augmenter, et compromettre l’épreuve de nage du triathlon, qui deviendrait alors... le duathlon, selon Reuters.
La gauche, l’extrême droite et un climat social très tendu
Les élections législatives tenues en juin et en juillet n’ont en rien aidé une France déjà très divisée. L’extrême droite s’est imposée au premier tour, mais c’est la gauche qui a triomphé, au second.
Les résultats ne toucheront sans doute en rien le déroulement des Jeux. Le chef des JO, Tony Estanguet, mentionnait le mois dernier que «les principales décisions [entourant l’événement] étaient déjà prises».
Mais l’Hexagone aurait sans doute préféré finalement recevoir la planète entière, après avoir vu sa candidature être battue à maintes reprises, dans un autre contexte. Dans la foulée des résultats de l’élection, le premier ministre Gabriel Attal a présenté sa démission la semaine dernière.
Le pays est en attente de la formation d’un nouveau gouvernement, qui ne sera pas nommé avant la fin des Jeux.

Dans une entrevue diffusée mardi en France, le président Emmanuel Macron a de nouveau invoqué la «trêve politique» qu’il souhaitait instaurer durant les Jeux pour expliquer sa décision, par crainte de créer «un désordre».
Et ces élections, elles ne se sont pas déroulées sans heurts. Une cinquantaine de militants tant de gauche que de droite ont été victimes d’agressions physiques, à l’instar de candidats.